Stephen Forsey, le cofondateur en 2004 de la manufacture chaux-de-fonnière de haute horlogerie, a annoncé avoir été démis de ses fonctions et quitter le conseil d’administration. La marque parle d’un départ sans conséquence.
Greubel Forsey perd son cofondateur. L’horloger britannique Stephen Forsey a annoncé sur ses réseaux sociaux avoir été démis de ses fonctions pour le 31 mai et libéré de son obligation de travailler, lit-on sur ArcInfo. Actionnaire minoritaire de la manufacture chaux-de-fonnière de très haute horlogerie, le Brenassier d’adoption explique son départ par des changements de stratégie et de management de l’entreprise. Raison pour laquelle l’horloger et ambassadeur de la marque quitte aussi le conseil d’administration.
Stephen Forsey a-t-il claqué la porte ou a-t-il été poussé dehors ? « Je ne suis pas en mesure de commenter les raisons de son départ », nous répond Michel Nydegger, le directeur de Greubel Forsey. Il y a longtemps que les deux fondateurs avaient laissé la direction opérationnelle à d’autres. « Vu le désengagement progressif de Stephen Forsey des opérations quotidiennes au cours des dernières années, son départ n’aura pas impact sur notre activité », précise encore Michel Nydegger.
Listes d'attente jusqu'en 2030
Référence mondiale de la haute horlogerie, la marque chaux-de-fonnière fondée en 2004 semble bien se porter compte tenu du contexte économique. « L’intégralité de la production 2026 est déjà allouée et nous commençons à avoir des listes d’attente pour certains modèles, qui s’étendent jusqu’à 2030. Nous sommes en autofinancement, sans aucun recours à des financements externes. Dans un contexte général particulièrement complexe pour l’industrie horlogère, je considère que notre modèle économique démontre une nouvelle fois sa résilience face à des facteurs potentiellement perturbateurs, et je peux dire avec sérénité que l’entreprise est en bonne santé », déclare le directeur. Qui ajoute que pour Greubel Forsey, un changement de nom « n’est pas envisageable ». /vco









