De la viande des Ponts-de-Martel, de la farine de Val-de-Ruz, des fruits et légumes du Seeland, de la liqueur du Crêt-du-Locle, du poisson du lac de Neuchâtel et des œufs des Pontins. La proximité, c’est le maître mot de la Table d’Engollon. Après plus de 2 ans de fermeture, le restaurant du village vaudruzien rouvre ses portes grâce à un couple de la région. Aux fourneaux, c’est Jeremy Wälti qui officiera. Né aux Bugnenets, il a notamment fait ses armes au Chauffage Compris à Neuchâtel. Une partie du service et l’administratif seront assurés par Julia Inàcio. Elle travaillait jusqu’ici dans les bureaux d’une entreprise de nettoyage de La Chaux-de-Fonds.
Reprendre une enseigne dans un tout petit village du Val-de-Ruz - Engollon comptait une centaine d’habitants en 2024 - où on n’arrive pas par hasard, ça peut être un pari risqué, reconnait Jeremy Wälti. Bon signal, la page Facebook du nouveau restaurant, créée il y a quelques semaines par Julia Inàcio, est déjà suivie par 1'200 personnes qui se réjouissent déjà de venir tester la carte de la Table d’Engollon, à en croire les commentaires.
Jeremy Wälti : « Je vois l’engouement qu’il y avait pour ce restaurant, la réputation qu’il avait. »
Il y a plusieurs choses dont les futurs clients peuvent être sûrs : ils trouveront dans leur assiette du 100% maison ou presque, des produits de la région et de saison. Pas question pour Jeremy Wälti de s’appuyer sur des condiments industriels, il veut des sauces, des fonds de bœufs, de veau, des bouillons de légumes faits maison.
« Je trouve dommage de gâcher le travail de l’agriculture suisse en allant se servir dans d’autres pays. »
À quelques jours d’ouvrir La Table d’Engollon, les nouveaux patrons sont fort occupés. Il faut passer les commandes, terminer la décoration, apprendre à utiliser la caisse enregistreuse. De quoi intriguer les passants. Plus d’un a déjà poussé la porte.
« On a eu déjà une petite vingtaine de personnes qui est rentrée en demandant s’ils pouvaient boire un café. Malheureusement, je n’en avais pas. »
C’est qu’à quelques jours de l’ouverture, il reste encore pas mal de choses à faire : « Principalement de la décoration, du nettoyage, de la mise en place, des commandes », détaille Julia. Tant elle que Jeremy se réjouissent d’accueillir leurs premiers clients le 3 février.
« Je suis tout fou des pattes arrières comme on dit chez moi. »
/cwi









