Gabriel Grossert est le nouveau directeur de l’institution depuis le 1er janvier. Il souhaite tester de nouveaux formats et confronter la pensée de Friedrich Dürrenmatt à notre époque.
Un défi jugé « très stimulant ». Gabriel Grossert a endossé le rôle de directeur du Centre Dürrenmatt Neuchâtel depuis le 1er janvier. Âgé de 34 ans, il a succédé à Madeleine Betschart qui a pris sa retraite. Gabriel Grossert travaillait déjà au sein de l’institution depuis 2020, notamment comme commissaire d’exposition. S’il connaît le fonctionnement des lieux, il y a malgré tout « beaucoup de nouveautés » à appréhender, dit-il. Il s’est lancé dans cette nouvelle aventure, parce que le Centre Dürrenmatt est « à la croisée de mes centres d’intérêt, de mes domaines de prédilection : la littérature, les arts visuels et les arts vivants », résume-t-il.
Le rôle du musée est de mettre en valeur les œuvres de l’écrivain et peintre Friedrich Dürrenmatt, qui a vécu de nombreuses années dans le Vallon de l’Ermitage, à Neuchâtel. Ce qui séduit Gabriel Grossert dans l’univers de l’artiste c’est « son ironie, son accessibilité et son actualité ». « C’est quelqu’un qui n’hésitait pas à prendre la parole sur les situations de son temps et je pense que cet aspect-là peut être très inspirant », ajoute-t-il.
Gabriel Grossert : « Il offre des clés de lecture très intéressantes pour notre époque. »
Dans ses nouvelles fonctions, Gabriel Grossert souhaite tester de nouveaux formats, tout en maintenant le cœur de l’activité du Centre Dürrenmatt Neuchâtel, avec des expositions, des publications et des événements.
À l’avenir, le nouveau directeur aimerait confronter les artistes actuels à la pensée de Dürrenmatt et faire de cette institution un lieu de la pluralité, où plusieurs disciplines se rencontrent, en reflet aux multiples domaines que l’artiste a explorés au fil de sa carrière.
« Dürrenmatt, c’était vraiment un esprit pluriel. »
La prochaine exposition du Centre Dürrenmatt Neuchâtel s’articulera autour de la thématique de la tour de Babel. En attendant, le public peut découvrir jusqu’au 15 mars les œuvres d’une trentaine d’artistes neuchâtelois et berlinois, dont le cœur des réflexions était la notion de transmission. /sbm









