L’exposition d’art en plein air aura lieu cet été de juin à septembre, avec la participation de 33 artistes. Les organisateurs prévoient un parcours accessible aux familles avec poussettes et aux personnes à mobilité réduite, tout en promettant de garder leur « esprit un peu fou ».
Une serre se dresse déjà au pied des arbres, dans une prairie enneigée. Il s’agit de la première œuvre arrivée pour Art Môtiers, tandis que les créations voisines ne prendront place qu’entre avril et mai. L’exposition en plein air a sélectionné 33 artistes ou collectifs pour sa 9e édition qui se tiendra du 20 juin au 20 septembre 2026.
Une nouveauté cette année : le comité d’organisation prépare un parcours adapté aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes. Le chemin reliant Les Saugettes (au pied de la cascade) au stand de tir sera recouvert de bois broyé ; un pont sera aussi élargi. Emil Margot, le président de l’association Môtiers - Art en plein air, estime que ces adaptations étaient nécessaires pour rendre l’art accessible à toutes et tous. « Nous avons beaucoup de familles, donc il était important que des poussettes puissent circuler, et d’inclure aussi les personnes à mobilité réduite », explique-t-il.
« J’espère qu’on est un peu impertinents ! »
Ce cadre particulier, en extérieur, confère à l’exposition son caractère atypique. Les artistes en tiennent compte : « C’est clair que quand vous posez une œuvre d’art au milieu d’une forêt, devant une cascade ou dans une Grand-Rue, c’est différent d’un fond blanc de la salle carrée d’un musée. Les artistes jouent et s’adaptent avec cette contrainte », observe Emil Margot. Cette configuration vient bousculer certains codes artistiques traditionnels, ce que revendique l’exposition : « On reste au Val-de-Travers et à Môtiers, donc j’espère qu’on est un peu impertinents ! », lance-t-il.
33 œuvres, peut-être davantage ?
Le village transformé en musée à ciel ouvert n’inspire pas uniquement les 33 artistes conviés pour cette édition. Certains habitants en profitent pour proposer des créations faites maison : « Il y a toujours deux ou trois œuvres d’art sauvages qui viennent s’incruster dans l’exposition », sourit Emil Margot. « On voit parfois les visiteurs les chercher [en vain] dans les catalogues. Cela prouve que les habitants du village s’approprient cette exposition », se réjouit le président du comité d’organisation. Lui-même reconnaît l’avoir fait à de nombreuses reprises pendant son enfance : « On avait tricotté des habits pour les lampadaires en face de chez nous ! »
Les œuvres (tant officielles que sauvages) de la dernière édition de 2021 avaient attiré un record de 30'000 visiteurs. Le comité espère répéter ce succès cette année. /jti










