Le Conseil d’État annonce ce vendredi diverses mesures pour renforcer la sécurité dans les bars et discothèques de la région, en écho à la tragédie de Crans-Montana.
Les règles de sécurité dans les établissements publics sont renforcées dans le canton de Neuchâtel. En réponse à une question du député PLR Blaise Courvoisier sur la problématique, après l'incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, le Conseil d’État annonce ce vendredi avoir pris plusieurs mesures. Il interdit l’usage de tout engin pyrotechnique dans les locaux fermés des établissements publics. Les bougies et les engins dotés de LED restent admis. À cela s’ajoute « le resserrement des contrôles des établissements à risque par les communes à une fréquence de deux ans (contre une périodicité de cinq ans jusqu'ici) et de quatre ans pour les établissements à risques modérés (dix ans auparavant). Une surveillance régulière permettra de vérifier que les conditions d’exploitation restent sûres, notamment si des modifications mineures des locaux ou du mobilier ont été effectuées », peut-on lire dans la réponse écrite du Conseil d’État transmise aux membres du Grand Conseil.
Pour permettre le suivi et la bonne surveillance des établissements à risque élevé, un monitorage obligatoire des contrôles de prévention incendie des communes devra être remis au canton (ECAP). D’ici à fin 2026, les Communes devront aussi avoir contrôlé les bars, clubs et discothèques sises sur leur territoire. Il s’agit d’une septantaine d’établissements.
Il est encore noté « qu’un premier état de situation sera effectué début 2027, à savoir si des mesures complémentaires sont nécessaires, voire de nouvelles répartitions de compétences entre canton et communes ».
Inspections en cours
Le gouvernement neuchâtelois précise encore qu’à la suite du drame de Crans-Montana, « des contrôles ciblés complémentaires sont actuellement menés conjointement entre la police du commerce (SCAV) et les responsables de prévention incendie des villes de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds, depuis le 12 janvier et jusqu’à la fin du mois. La priorité est mise sur la dizaine d’établissements publics de nuit, clubs, discothèques et bars disposant de locaux au sous-sol, incluant notamment des espaces de danse publique, l’utilisation de sonorisation et des animations particulières. Les locaux, ouverts ou fermés, situés sur plusieurs étages ou à une certaine hauteur, seront également inspectés », toujours selon le document du Conseil d’État. /jpp









