Le Conseil d’État livre ses pistes d’amélioration pour l’école neuchâteloise

Le gouvernement a tiré des enseignements des Assises de l’école neuchâteloise, un processus ...
Le Conseil d’État livre ses pistes d’amélioration pour l’école neuchâteloise

Le gouvernement a tiré des enseignements des Assises de l’école neuchâteloise, un processus lancé à l’automne 2023. Quatre champs d’action se dessinent.

Plus de 500 participants à un questionnaire ont alimenté les Assises de l’école neuchâteloise, lancées à l’automne 2023 par le Conseil d’État pour réfléchir à l’école de demain. (Photo libre de droits). Plus de 500 participants à un questionnaire ont alimenté les Assises de l’école neuchâteloise, lancées à l’automne 2023 par le Conseil d’État pour réfléchir à l’école de demain. (Photo libre de droits).

Quelle forme donner à l’école neuchâteloise dans les dix ans à venir  ? C’est avec cette question de fond que le Conseil d’État neuchâtelois avait lancé ses Assises de l’école neuchâteloise à l’automne 2023. Selon le gouvernement, ce processus a permis de dégager des pistes d’amélioration recensées dans un rapport daté du 17 décembre et destiné au Grand Conseil.Lors de ces Assises, plus de 500 personnes ont réfléchi à l’école de demain et plus de 5'000 personnes ont répondu à un questionnaire. Le tout a été analysé par une équipe de chercheurs de l’Université de Fribourg. 


Des pistes d’amélioration dans quatre domaines

Le Conseil d’État dégage quatre axes d’action de ces réflexions. Selon lui, l’accent doit être mis sur une meilleure communication entre l’école et les familles. Le gouvernement estime que l’application Pronote présente un potentiel d’amélioration. Selon lui, il faut aussi renforcer l’accompagnement des élèves du cycle 3 qui présentent un risque de décrochage. Un projet pilote se profile dans ce domaine. Les élèves doivent par ailleurs être mieux accompagnés dans leur passage vers les formations post-obligatoires, aux yeux du gouvernement. L’instauration d’une maturité gymnasiale en quatre ans «  jouera un rôle important dans ce domaine  », peut-on lire dans le rapport. L’objectif est d’éviter «  les ruptures de parcours  ». La transmission d’informations concernant les besoins éducatifs particuliers pourrait ainsi devenir la norme entre l’école obligatoire et le post-obligatoire, pour autant que le jeune et ses parents donnent leur accord. 

Le Conseil d’État arrive aussi à la conclusion qu’il faut réallouer certaines ressources humaines au champ pédago-éducatif. Le rapport évoque le fait de « favoriser une approche davantage centrée sur le soutien à la classe » et le développement du co-enseignement, soit la présence d’un duo d’adultes dans la classe. 


Une école en constante évolution

Le métier d’enseignant est perçu comme «  de plus en plus exigeant en raison de la diversité croissante des profils d’élèves, des contraintes administratives accrues et de la gestion de classe  », lit-on dans le rapport. D’autres éléments ont ainsi leur importance, parmi lesquels la nécessité de réduire la charge administrative. Pour cela, le gouvernement mise sur le développement d’outils numériques destinés à faciliter le suivi des élèves et à simplifier la gestion des remplacements, notamment. Les démarches relatives aux enfants qui ont des besoins éducatifs spécifiques sont aussi simplifiées depuis la rentrée d’août 2025. Le gouvernement mise par ailleurs sur le renforcement de la formation continue pour permettre aux enseignants d’accroître encore leurs capacités en matière d’hétérogénéité des classes et d’inclusion. Une révision du Plan d’études romand se profile aussi pour répondre « aux exigences du monde contemporain ». Le gouvernement évoque le numérique, le développement durable ou encore les compétences transversales, comme la collaboration, l’esprit critique et l’autonomie, à mieux prendre en compte. 

Le mode de gouvernance de l’école neuchâteloise est aussi remis en question, «  qui, dix ans après la régionalisation, a atteint ses limites de fonctionnement dans sa forme actuelle », aux yeux du Conseil d’État. Celui-ci estime qu’un dialogue entre canton, régions et communes est aujourd’hui nécessaire pour réduire les inégalités observées entre les centres scolaires. La question du harcèlement scolaire fera quant à elle l’objet d’un rapport spécifique destiné au Grand Conseil. Le Conseil d’État rappelle que l’école «  occupe une place centrale dans la société  », comme «  espace de savoir et de développement personnel  ». /sbm


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