Dès janvier, l’institution neuchâteloise invite pour la première fois toute la population à participer à un projet de création de marionnettes qui s’imbriquera dans sa prochaine exposition proposée à partir de juin.
Permettre au public d’exprimer la part de sauvage qui est en soi à travers les marionnettes. C’est ce que proposera le Jardin botanique au courant de l’année 2026 afin de préparer l’arrivée d’une exposition sur les coulisses du film d’animation « Sauvages » du réalisateur suisse Claude Barras.
Sorti l’année passée et sélectionné au Festival de Cannes, ce film a la particularité d’utiliser une technique de stop-motion qui met en scène des figurines avec une prise image par image. Ces bonshommes expriment la voix de la forêt en émettant un message contre la déforestation sur l’île de Bornéo. Un message qui a parlé à Blaise Mulhauser, directeur du Jardin botanique, qui confie que « dans le monde entier on a des problèmes de disparition des forêts. »
Blaise Mulhauser : « Exprimer leur part de sauvage. »
Blaise Mulhauser a mis sur pied en collaboration avec Loriane Isler, marionnettiste et art-thérapeute, une série d’ateliers intimistes qui réserveront le meilleur des accueils à Kéria, héroïne du film d’animation.
Adressé aux enfants dès sept ans, mais aussi aux adultes, le premier atelier proposera de créer sa propre marionnette afin de laisser libre court à son imagination. Cela permettra ainsi à la dizaine de participants de découvrir les diverses techniques de création et de manipulation des marionnettes, qu’elles soient à fils ou à gaine. Ils trouveront aussi un moyen de se recentrer sur la nature en récoltant des éléments du jardin pour venir agrémenter leur alter-egos.
En outre, l’effet thérapeutique des marionnettes peut permettre de « trouver des réponses, même inconscientes à des questions existentielles », explique Loriane Isler.
Loriane Isler : « Laisser parler les mains »
Les personnes possédant déjà une marionnette dans un de leurs placards auront l’occasion de leur refaire une beauté en participant à la seconde animation qui s’intéresse à la garde-robe. Pour les personnes moins intéressées par les marionnettes, le troisième atelier propose une reconnexion avec les quatre éléments, terre, eau, feu et air, via la pratique du land art.
Le clou du spectacle sera un événement populaire qui permet à toute personne de mettre en scène sa marionnette, fabriquée et relookée dans le cadre des ateliers ou non. Cette farandole aura lieu le 6 juin à 17h00 lors du vernissage de l’exposition « Sauvages ». De plus, le public pourra librement manipuler ses figurines dans un castelet niché au jardin.
Toutes les informations concernant les ateliers sont à retrouver sur le site du Jardin botanique de Neuchâtel. /ewa









