La Maison Rousseau prolonge ses travaux pour soigner son patrimoine

Il faudra encore patienter avant de pouvoir dormir chez Jean-Jacques Rousseau. La bâtisse de ...
La Maison Rousseau prolonge ses travaux pour soigner son patrimoine

Il faudra encore patienter avant de pouvoir dormir chez Jean-Jacques Rousseau. La bâtisse de Môtiers est en rénovation pour créer 12 chambres d’hôtes. La réouverture est repoussée à 2027 afin de concilier ce chantier avec les exigences de protection du patrimoine.

Les travaux de déconstruction sont pratiquement achevés, la reconstruction débutera au début de l’année 2026. (Photo: ECAP) Les travaux de déconstruction sont pratiquement achevés, la reconstruction débutera au début de l’année 2026. (Photo: ECAP)

Une charpente d’un demi-millénaire d’âge, des graffitis du 18e siècle représentant le village de Môtiers sur ses murs à la chaux… La Maison Rousseau veut préserver ses atouts patrimoniaux pendant ses travaux de rénovation. L’ECAP, propriétaire des lieux, prévoit d’y aménager une douzaine de chambres d’hôtes.

Initialement projetée pour l’été prochain, l’ouverture a été rapidement repoussée à 2027. « Le bâtiment est complexe », avertit Jean-Michel Brunner, le directeur de l’ECAP. Érigé au début du 16e siècle, sa charpente est l’une des plus vieilles du canton pour un bâtiment privé. « On ne peut pas faire n’importe quoi avec des éléments comme ceux-ci. Il faut privilégier la rénovation au remplacement et mettre en valeur ce qui en vaut la peine », explique-t-il. L’ECAP prévoit d’appliquer des techniques d’époque afin de préserver l’identité du lieu, comme pour replacer certains segments de charpente ou crépir les murs à la chaux.


S’adapter aux normes modernes

Le chantier doit aussi composer avec les exigences de préservation patrimoniales et les normes actuelles de construction. « D’un point de vue énergétique, faut atteindre des performances satisfaisantes » pour la consommation de chauffage du futur bâtiment, illustre Jean-Michel Brunner. Un défi, afin d’isoler sans toucher à l’apparence des lieux.

La Maison Rousseau, bâtiment historique, doit respecter des normes « qui s’appliquent en général à des bâtiments neufs ». 

Aujourd’hui, la déconstruction de certaines parties du bâtiment touche à sa fin. Elle permet d’identifier précisément quels travaux sont nécessaires. Une fois ce diagnostic posé, ils se révèlent « un tout petit peu plus importants » que prévu initialement, mais sans entraîner de surcoût significatif, assure le directeur de l’ECAP.


Des rénovations calamiteuses

La tâche n’est pas facilitée par les rénovations des années 1980-1990, qui ont paradoxalement dégradé le bâtiment. « Les aménagements réalisés à l’époque n’ont pas tenu compte de sa valeur patrimoniale », déplore Jean-Michel Brunner. Certains d’entre eux ont par exemple entrainé la pourriture de certains segments de la charpente.

Jean-Michel Brunner : « Ce bâtiment a été sincèrement maltraité » lors des précédentes rénovations.

La reconstruction du site débutera au début de l’année prochaine, pour une ouverture et de premières nuitées espérées mi-2027. /jti


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