L’économie neuchâteloise peut souffler : les droits de douane passent à 15%

Le Conseil fédéral a annoncé ce vendredi avoir trouvé un accord avec les États-Unis. Le directeur ...
L’économie neuchâteloise peut souffler : les droits de douane passent à 15%

Le Conseil fédéral a annoncé ce vendredi avoir trouvé un accord avec les États-Unis. Le directeur de la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie, Florian Németi, y voit « une bonne nouvelle », tout comme la Fédération de l’industrie horlogère suisse.

Un répit pour le monde horloger: les droits de douane américains passeront à 15%.  (Photo libre de droits : illustration.) Un répit pour le monde horloger: les droits de douane américains passeront à 15%.  (Photo libre de droits : illustration.)

L’économie neuchâteloise scrutait de près les négociations entre la Suisse et les États-Unis. La décision est tombée ce vendredi après-midi : les droits de douane américains sur les produits suisses passeront à 15%. L’annonce a été faite par le Conseil fédéral. Ceux-ci étaient fixés à 39% depuis le 1er août. Le canton de Neuchâtel, qui est particulièrement exportateur, souffrait de cette situation. Ce revirement est dès lors accueilli positivement par le directeur de la CNCI, la Chambre neuchâteloise du commerce et de l'industrie, Florian Németi.

Florian Németi : « Avec 39%, on avait un sérieux désavantage concurrentiel par rapport à nos concurrents européens ou asiatiques. »

Florian Németi salue le fait qu’avec cette décision, la Suisse est à nouveau sur un pied d’égalité vis-à-vis de ses concurrents européens et asiatiques notamment. Il rappelle toutefois que la Suisse était taxée à 0,6% en début d’année. « Donc ce n’est pas non plus un cadeau », ajoute Florian Németi. Selon lui, les entreprises ont aussi appris à être particulièrement agiles dans un contexte extrêmement changeant.

Une « meilleure solution » pour la Fédération de l'industrie horlogère suisse

La Fédération de l’industrie horlogère suisse accueille aussi la nouvelle positivement. « Ce taux de 39% amenait beaucoup d’insécurité pas seulement pour notre industrie, mais pour l’économie suisse dans son ensemble », indique Yves Bugmann, président de la FH. À ses yeux, les négociations menées par les autorités et les discussions en coulisses par le monde économique ont permis, selon lui, de montrer « au gouvernement américain ce que la Suisse peut amener aux États-Unis », et d’arriver « à une meilleure solution ».

Yves Bugmann : « J’espère qu’on aura un peu plus de sécurité avec ce taux de 15%. »

Le Canton de Neuchâtel salue également cet accord par la voix de son chef du Service de l’économie Matthieu Aubert. Certaines incertitudes perdurent encore à ses yeux, « mais c’est un soulagement pour l’économie d’exportation neuchâteloise », dit-il. Il relativise toutefois ce succès en ajoutant que ces « droits restent importants ».

Matthieu Aubert : « La pression reste entière sur l’industrie d’exportation neuchâteloise, mais elle est un petit peu allégée. »

Avec cette annonce, le spectre d’un taux de chômage à 10% dans le canton de Neuchâtel s’éloigne également, selon Matthieu Aubert. C’est le scénario du pire pour lequel les autorités avaient présenté un plan d’action. « On reste toutefois dans un schéma d’instabilité important avec une incertitude sur des évolutions géopolitiques qui reste très forte. Donc, il n’y a pas une euphorie. »

« Les perspectives sur le taux de chômage vont être revues à la lumière de cet accord, mais ce n’est pas pour autant une situation particulièrement reluisante. »

Pour le conseiller national PLR neuchâtelois Damien Cottier, « un taux de 15% reste très élevé mais est bien sûr beaucoup mieux que les très problématiques 39% pour nos PME, nos entreprises et nos emplois ». Celui qui est aussi président du groupe d’amitié Suisse/Etats-Unis estime qu’il faudra continuer de négocier « pour abaisser encore ce taux. » 

La Suisse et les États-Unis doivent encore se coordonner pour appliquer ces nouveaux droits de douanes. Cela pourrait durer quelques semaines. La déclaration d’intention devra ensuite être concrétisée dans un accord formel, qui sera soumis au Parlement et qui pourra faire l’objet d’un référendum. /ats-sbm


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