L’autopsie ne laisse planer aucun doute : le lynx abattu le 9 septembre représentait un risque sanitaire et comportemental. Selon le rapport final d’examen du FIWI (l’Institut pour la santé des poissons et des animaux sauvages de l’Université de Berne), le lynx souffrait de la maladie de Carré. Le communiqué du canton précise ce jeudi que ces résultats valident la décision du garde-faune d’abattre l’animal pour des raisons de sécurité publique. « Ce rapport montre que l'appréciation de la situation par le garde-faune sur le terrain était parfaitement correcte et conforme au droit », affirme Christophe Noël, chef du Service de la faune, des forêts et de la nature.
La maladie de Carré reste rare chez les lynx. L’exposition au virus pourrait résulter de la consommation de renards ou de contacts inhabituels avec des chiens ou d’autres animaux en périphérie des zones habitées. De surcroît, le rapport détaille des inflammations sévères du cerveau, des poumons ou encore du cœur ainsi que la présence de bactéries opportunistes. Ces troubles infectieux s’accompagnent souvent de symptômes neurologiques qui expliqueraient le comportement peu farouche et parfois agressif observé chez ce lynx. « Cette maladie peut expliquer le comportement particulier que ce lynx avait », précise Christophe Noël.
Le canton rappelle que le jeune lynx a été trouvé à l’automne 2024, soigné au zoo de la Garenne puis relâché en mai 2025 dans le canton de Vaud. Après sa remise en liberté, il s’est déplacé sur le territoire neuchâtelois et s’est spécialisé dans la chasse au renard. Le garde-faune a alors constaté un animal affaibli et au comportement déviant. Il a alors procédé à un tir sanitaire, « conformément aux compétences que lui confère la législation fédérale », note le canton. Une intervention qui visait à protéger la population et les animaux domestiques. « Je pense que, s'il n'y avait pas eu d'intervention, on s'exposait à des problèmes importants », souligne Christophe Noël. Il ajoute que, au vu de son état de santé, l'animal n'aurait de toute façon pas survécu longtemps : « Sur la base de l'analyse qui a été réalisée par le FIWI, on peut dire que ses chances de survie étaient faibles. C'est un animal qui avait de nombreuses inflammations au niveau des différents organes ». /comm-aju









