Le compost des Neuchâtelois n’est pas toujours beau à voir…

Une étude mandatée par le Réseau Biodéchets Neuchâtelois montre qu’encore trop souvent, le ...
Le compost des Neuchâtelois n’est pas toujours beau à voir…

Une étude mandatée par le Réseau Biodéchets Neuchâtelois montre qu’encore trop souvent, le plastique et d’autres déchets non conformes polluent les collectes mises en place par les collectivités publiques. Un guide des bonnes pratiques est en préparation. Reportage dans le Val-de-Ruz.

Une collecte de biodéchets comme on en voit encore trop souvent, c'est-à-dire avec des déchets indésirables. Une collecte de biodéchets comme on en voit encore trop souvent, c'est-à-dire avec des déchets indésirables.

Que trouve-t-on dans le compost des Neuchâtelois collecté par les collectivités publiques ? Le résultat n’est pas toujours beau à voir, selon une étude de la qualité des biodéchets, mandatée par l’association RBN, le Réseau Biodéchets Neuchâtelois. Sur les 14 collectes au total effectuées en octobre 2023 et mars 2024, seules quatre ont été jugées de bonne qualité après analyse. A Bevaix et La Chaux-de-Fonds, le degré de contamination – notamment par des plastiques non compostables, des emballages divers et autres aliments périmés – est 12 fois supérieur à la qualité jugée admissible. Voilà qui devrait inciter l’ensemble des acteurs à faire mieux, alors que la construction d’une grande centrale de biogaz devrait démarrer l’année prochaine dans la Métropole horlogère. Chaque année en effet, des milliers de tonnes de biodéchets finissent à l’incinération plutôt que valorisés en biogaz ou comme engrais. En général, la campagne s’en sort mieux que la ville en la matière.


L'importance de pouvoir remonter au pollueur

« Le bon modèle, c’est un porte-à-porte avec des conteneurs identifiés de 120 litres ou plus, sans sacs compostables, collectés chaque semaine l’été et toutes les deux semaines l’hiver. Il y a pas mal de communes qui le font », explique Simon Eschler, président du RBN. « Si les conteneurs mis à disposition sont identifiés ou que l’accès aux points de collecte est contrôlé, on peut remonter au responsable (des déchets non conformes), autant pour l’information que pour l’éventuelle répression », détaille-t-il. 

Simon Eschler : « Le bon modèle, c'est un porte-à-porte avec conteneurs identifiés. »

En 2017 déjà, le RBN avait sensibilisé les communes à la problématique. Sans grands effets. Mai un guide des bonnes pratiques est en préparation, destiné aux habitants, aux communes, aux transporteurs et aux exutoires, c’est-à-dire à ceux qui exploitent les collectes de biodéchets. /vco

Notre reportage dans une exploitation du Val-de-Ruz


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