Des caravanes sacrifiées pour la H20

Des arbres remplaceront une petite moitié des installations de résidents au camping du Bois-du-Couvent ...
Des caravanes sacrifiées pour la H20

Des arbres remplaceront une petite moitié des installations de résidents au camping du Bois-du-Couvent à La Chaux-de-Fonds. Une forêt sera plantée sur une partie du site. Une mesure de compensation en lien avec le contournement sud de la ville.

Pour Chantal Coll, coprésidente de l'association qui gère le camping du Bois-du-Couvent à La Chaux-de-Fonds, cette mesure compensatoire a été une grosse surprise. Pour Chantal Coll, coprésidente de l'association qui gère le camping du Bois-du-Couvent à La Chaux-de-Fonds, cette mesure compensatoire a été une grosse surprise.

Des arbres vont grandir sur une partie du terrain occupé par le camping du Bois du Couvent, à La Chaux-de-Fonds, une parcelle qui appartient à la Ville. Environ 5'000 mètres carrés accueilleront une forêt, là où sont installés aujourd’hui des mobile homes et des caravanes. Il s’agit d’une mesure compensatoire en lien avec la construction de la H20, entre le Col-des-Roches et le Bas-du-Reymond. L’embouchure du tunnel prévu au sud-ouest de la Métropole horlogère se situera dans la forêt du Bois-du-Couvent et nécessitera un défrichage qu’il s’agira de compenser. C’est le camping qui en fera les frais. La décision a été validée en 2012 par le Canton et la Confédération, explique Patrick Jobin, le chef du service de l’urbanisme, des mobilités et de l’environnement de La Chaux-de-Fonds.

Patrick Jobin : « L’entrée du tunnel se fera dans la forêt du Bois-du-Couvent. Une partie sera défrichée. Un défrichement qui demande une compensation forestière. » 

Tout ça, c’est de la musique d’avenir. On parle de l’horizon 2038-2040. Mais, dans l’agenda de la construction d’un contournement routier, cette échéance, c’est pratiquement demain.

Lorsque Patrick Jobin a pris ses fonctions au sein de la Ville de La Chaux-de-Fonds, au printemps 2023, il a tenté de « minimiser l’impact sur le camping ». La Confédération est restée inflexible.

« On nous a expliqué que toutes les pistes qui ouvriraient de nouvelles procédures étaient exclues. »

La Ville s’est alors approchée de l’association qui gère le camping pour expliquer la situation et trouver la meilleure solution. « Ça a été une très très grosse surprise », se souvient Chantal Coll, la coprésidente.

Trois possibilités ont été évoquées : le déplacement du camping aux Arêtes, le maintien sur le site actuel, mais avec une réduction de la voilure ou la disparition pure et simple.

L’assemblée générale de l’association qui s’est tenue le printemps dernier est arrivée à la conclusion qu’il fallait rester au Bois-du-Couvent. Les discussions ont été animées, assure Chantal Coll.

Chantal Coll : « Ça a été très compliqué quand même. »

Une partie des installations de résidents et des emplacements pour les gens de passages va devoir être sacrifiée. « Ça représente presque la moitié ».

Pour l’instant, la viabilité du camping n’est pas remise en cause, estime Chantal Coll. Reste qu’il semble difficile de se projeter dans l’avenir. À l’heure où le bénévolat n’a pas franchement le vent en poupe, l’association s’interroge sur ce qu’elle sera dans 15 ou 20 ans. Mais cette échéance de 2038-2040 est bien là. Malgré tout, des réflexions sont lancées pour essayer de voir quelles parties du terrain encore à disposition pourraient être utilisées pour accueillir des campeurs de courte et de longue durée.

La Ville, qui veut garder un camping sur son territoire, continue de collaborer avec l’association qui gère le site du Bois-du-Couvent.

Patrick Jobin : « Pour la Ville, le plus intéressant, ça sera d’avoir des places pour les gens de passage. ». 

En attendant que les arbres remplacent les caravanes, l’association prévient les candidats à l’achat d’une installation au Bois-du-Couvent que l’avenir est incertain. Le cas de figure se présente trois à quatre fois par année. /cwi


 

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