Aider les écoles lors de situations de crise, c’est le rôle du Centre d’accompagnement et de prévention pour les professionnels des établissements scolaires. Après le triple homicide de Corcelles, le CAPPES s’est rendu au collège des Safrières pour soutenir élèves et enseignants.
Lorsqu’il s’agit de gérer une crise, les écoles du canton de Neuchâtel ne sont pas seules. Elles peuvent compter sur le Centre d’accompagnement et de prévention pour les professionnels des établissements scolaires. Après le triple homicide qui s’est déroulé dans la nuit de mardi à mercredi à Corcelles, le CAPPES a été très rapidement sollicité. Sa responsable Nicole Treyvaud nous a expliqué avoir été contactée par la police judiciaire vers 1h30 du matin. Elle a tout de suite pris contact avec la direction de l’école. Les deux entités ont ensuite passé le reste de la nuit à organiser la matinée.
Dès 7h, les enseignants puis enfants du collège des Safrières ont été accueillis par l’équipe de crise. Les membres du CAPPES sont allés dans toutes les classes de l’établissement pour donner aux écoliers une information exhaustive de ce qu’il s’était passé durant la nuit, en se basant sur le communiqué de presse rédigé par la police. S’en est suivi un temps pour répondre aux questions et accueillir les réactions des enfants. Celles-ci diffèrent selon les âges. « Les plus petits sont assez pragmatiques. Ils se demandent où on va quand on est mort, ce qu’il va se passer pour les personnes décédées », explique Nicole Treyvaud. Les plus grands expriment parfois la crainte qu’un tel drame leur arrive.
Nicole Treyvaud : « Les enfants passent très vite à autre chose. »
Durant la nuit, le CAPPES a aussi organisé toute l’information. Un courrier a notamment été rédigé à l’attention des parents, pour les tenir au courant de la situation, de ce qui avait été mis en place au sein de l’école et aussi pour rappeler des numéros de téléphone importants, dont ceux des conseillères socio-éducatives et du Centre neuchâtelois de psychiatrie. Parce qu’un drame, tel que celui qui s’est déroulé à Corcelles peut provoquer des réactions tardives.
« C’est peut-être après plusieurs jours que certaines émotions vont ressortirent. »
En principe, le travail du CAPPES au collège des Safrières est terminé. Il reste toutefois à la disposition de la direction en cas de besoin.
Nicole Treyvaud tient à souligner la bonne collaboration qui existe entre le centre d’accompagnement et de prévention et les écoles. Elle met en exergue de travail réalisé en amont avec chaque cercle scolaire du canton pour constituer les cellules de crises, les journées de formation et de réflexions. « La gestion de la crise de mercredi nous montre que c’est bien rôdé ». /cwi









