Depuis 15 ans, le projet d’éducation à la durabilité du Parc Chasseral agit auprès des écoles du Jura bernois et du canton de Neuchâtel. Ce dernier propose par exemple aux établissements scolaires des ateliers pratiques en pleine nature comme la culture d'un verger. En 15 ans, 300 classes et plus de 5000 élèves ont participé au projet.
Découverte des énergies, culture d'un verger ou encore étude des hirondelles. Depuis 15 ans, le projet d’éducation du Parc Chasseral « Graines de chercheurs » sensibilise les élèves du Jura bernois et du canton de Neuchâtel à la durabilité. Le programme s’adresse aux classes de cycle 1,2 et 3 des communes du territoire du Parc Chasseral. À l’origine, uniquement des courses d’écoles étaient proposées. Néanmoins, l’organisation s’est vite aperçue qu’une journée ne suffisait pas. « Une course d’école c’est une goutte d’eau, on avait envie de travailler sur la durée avec les élèves », rapporte Aline Brüngger, la responsable de projet pour les écoles du Parc Chasseral. Aujourd’hui, le programme s’articule sur une année scolaire entière avec plusieurs séminaires.
Un bilan positif
Depuis 2010, le projet a fait son chemin. En 15 ans, c’est très exactement 300 classes et 5'335 élèves qui ont participé au projet « Graines de chercheurs ». Sensibiliser à la durabilité : oui, mais par où commencer ? « On ne savait pas trop quelles thématiques allaient intéresser les jeunes », confie la responsable de projet. Aujourd’hui, quatre sujets sont à disposition des enseignants : Énergie, Paysage, Hirondelles et Fruit du Verger. Si ces cours extrascolaires représentent une charge de travail considérable pour les enseignants, l’intérêt et l’envie d’apprendre des élèves sont décuplés. « Les retours sont extrêmement positifs, il y avait un vrai besoin des enseignants de donner du sens et de faire des rencontres de terrain », affirme Aline Brüngger. Du côté des apprenants, le constat est identique. « J’ai des élèves qui se rappellent avoir planté un arbre dans leurs cours d’école, ça fait du bien de voir qu’ils s’en souviennent », sourit-elle.
Aline Brüngger : « Quelques années plus tard, les élèves se souviennent avoir planté un arbre. »
Des élèves mieux informés
Tout comme le changement climatique, la curiosité des élèves a elle aussi évolué. Si l’intérêt pour la nature a toujours été présent chez les écoliers, certaines problématiques sont aujourd’hui mieux comprises. « Quand je viens en classe avec des enfants de neuf ans, ils sont au clair sur les questions du changement climatique », relève Aline Brüngger. Pour elle, c’est l’urgence de la problématique environnementale qui a changé. « Les élèves ont envie de passer à l’action, grâce à ce programme ils ont l’occasion de faire quelque chose de concret et qui a du sens », souligne-t-elle.
« Les élèves sont au clair avec le changement climatique. »
Des cours d’école plus durables
Les graines de chercheurs parsemées par le Parc Chasseral n’ont donc pas fini de pousser. Pour l’organisation de développement durable, le savoir-faire emmagasiné rime avec de nouvelles sollicitations. Parmi elles, des communes ont fait appel au Parc Chasseral pour transformer leurs cours d’école de façon durable. Avec l’implication des élèves et des enseignants, l’objectif du programme « cours vivantes » vise, par exemple, à lutter contre la chaleur en végétalisant une partie de la cour ou encore combiner cette dernière en lieu de rencontre pour les habitants du village.
« C'est essentiel de donner la possibilité aux enfants de comprendre leur région. »
Le projet « cours vivantes » débutera à la rentrée 2025 tout comme la continuité de « graines de chercheurs » qui s'étendra dans les communes de Gléresse et de Tavannes. /ave









