Sa population est estimée à mille couples nicheurs. Le territoire devient trop petit et on le voit désormais dans les Montagnes neuchâteloises. Sa présence en ville crée des nuisances, mais impossible de le réguler puisqu’il est protégé en Suisse.
Les rives du lac de Neuchâtel abritent la plus grande population de goélands de Suisse. L’oiseau est arrivé dans la région dans les années soixante, en provenance du bassin méditerranéen. L’espèce étant protégée en Suisse, sa population ne cesse d’augmenter, notamment aux alentours des cours d’eau et des lacs. David Borioli, garde-faune ranger, relève que près de mille couples nicheurs sont installés aux alentours du lac de Neuchâtel. Et ils peuvent avoir deux à trois oisillons par nichées, soit une forte croissance et très peu de prédateurs naturels. Le territoire devient trop petit, raison pour laquelle il n’est plus rare d’apercevoir des goélands dans les Montagnes neuchâteloises, au col de La Tourne ou dans la Vallée de La Brévine et celle des Ponts.
Trois mesures pour limiter la prolifération des goélands
Le goéland affectionne les zones urbaines avec ses toits plats. Sa prolifération n’est pas sans conséquences sur les autres espèces, explique David Borioli. « Le goéland est en concurrence avec d’autres espèces comme les mouettes ou les sternes. C’est l’une des raisons pour lesquelles on observe une diminution de ces populations. »
David Borioli : « Le goéland se nourrit d’oisillons et de canetons lors des périodes de naissances. »
La cohabitation avec l’homme n’est pas non plus toujours facile. Outre le fait qu’il crie une heure avant le lever et une heure après le coucher du soleil, il installe ses nids sur les toits plats. Impossible de les détruire une fois qu’il y a nidification. Il est en revanche possible de se prémunir, en installant des filets avant la période de nidification, soit entre septembre et mars. Vous pouvez aussi faire appel à un fauconnier pour les effaroucher. Ces deux mesures auront certainement pour conséquence de déplacer le problème sur les toits voisins. David Borioli rend aussi attentive la population à limiter un maximum les déchets sur les balcons ou proches des zones urbaines.
« Il est possible de poser des filets (…) une mesure qui doit être prise avant la période de nidification. »
Actuellement, les bébés goélands font leurs premiers essais de vol. Essais qui ne sont pas toujours très concluants. Il n’est pas rare d’en apercevoir au sol. Le Service de la faune explique qu’il n’intervient en principe pas, sauf si le grisard est blessé, car ses parents ne sont jamais loin. Il n’est donc pas nécessaire d’appeler le service, qui reçoit certaine semaine jusqu’à quarante appels.
« Ce n’est pas un problème, car les parents sont autour et continuent de les nourrir et de s’en occuper. »
Le goéland est une espèce protégée en Suisse. Son statut pourrait évoluer, comme celui du cormoran, qui peut être régulé par le tir ou la chasse. Si ce devait être le cas, la décision reviendrait au Parlement fédéral. /sma










