De la poésie dans tous ses états

C’est un art littéraire qui peut s’exprimer de mille manières, selon le fondateur et programmateur ...
De la poésie dans tous ses états

C’est un art littéraire qui peut s’exprimer de mille manières, selon le fondateur et programmateur du festival, Vincent Held : la 23e édition de Poésie en arrosoir se tient du 4 au 13 juillet sur le site d’Evologia à Cernier.

Vincent Held, fondateur et programmateur de Poésie en arrosoir.  Vincent Held, fondateur et programmateur de Poésie en arrosoir. 

C’est déjà la force des mots, la puissance des paroles et des voix aussi : la 23e édition de Poésie en arrosoir se tient du 4 au 13 juillet sur le site d’Evologia, à Cernier. Quatorze spectacles francophones investiront les scènes singulières du lieu : Serres horticoles, salle de l’Esplanade, Jardins extraordinaires et Grange aux concerts.

Fondé en 2003, ce festival était à l’origine plutôt confidentiel. Il a bien grandi depuis. Son créateur, Vincent Held, estime que la programmation – par la même le choix des artistes - a également beaucoup évolué. Le festival se veut aussi plus engagé par le biais d’un art littéraire qui s’exprime de manière très variée : « Il y a mille manières de vivre la poésie, de la transmettre. On peut être dans la chanson, dans des choses plus musicales ou du théâtre.  Cette année, dans notre création, il y a même de la danse qui s’immisce là-dedans ».

Vincent Held insiste toutefois beaucoup sur la parole : « Oui, la parole est au centre. J’insiste sur la notion du texte et des mots. Je ne programmerais pas forcément un spectacle qui n’a pas la parole comme fer de lance. »

Vincent Held : « La poésie, c’est aussi une grande diversité de formes. »

Au moment d’évoquer la programmation de la 23e édition de son festival et de faire part de son coup de cœur, Vincent Held ne souhaite pas forcément mettre en avant un spectacle plutôt qu’un autre : « Le choix est difficile. Mais c’est vrai que j’aime beaucoup Laurence Vielle ou la Mòssa ». La première est une comédienne et auteure belge, « qui aimer dire les mots », elle sera accompagnée sur scène par un percussionniste et un clarinettiste. Quant à la Mòssa, c’est un groupe de voix féminines et de percussions.

Poésie en arrosoir propose en principe chaque année une création originale : « On a confié cette création – les Lettres révolutionnaires - à une compagnie de Lausanne. J’ai assisté à une première représentation. J’ai été bouleversé par la force des textes, la puissance de la musique, les chorégraphies. J’étais en larmes à la fin. C'est aussi un coup de cœur. »

« J’ai trouvé cela tellement beau. »

 

La programmation de cette 23e édition de Poésie en arrosoir propose aussi au public de faire entendre sa propre voix. Deux ateliers d’écritures sont mis sur pied en collaboration avec la Fédération suisse de poésie Slam. /mne

 


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