Céline Vara reste respectée à Neuchâtel malgré la polémique. La politicienne a été élue au Conseil d'État neuchâtelois et quittera donc le Conseil des États où elle a siégé cinq ans et demi durant. Elle prêtera serment au gouvernement neuchâtelois ce mardi.
Dans ce contexte, elle s’est soumise à la grande interview du mois de nos correspondants parlementaires, à la condition de ne pas en rajouter sur la controverse liée à ses vacances contestées à Oman. Il y a suffisamment à débattre avec une politicienne combattive, minoritaire, qui sait s’indigner et se targue d’avoir emporté quelques succès à Berne. Céline Vara détaille à Serge Jubin l’expérience enrichissante mais aussi les difficultés qui ont constitué son passage au Conseil des États.
Céline Vara : « J’ai adoré le rôle de conseillère aux États, c’est quelque chose qu’on vit une fois dans sa vie. »
La future ex-conseillère aux États verte neuchâteloise Céline Vara prend un virage à 180 degrés. Elle passe d’une situation où elle était très minoritaire au parlement fédéral, ce qui lui laissait une grande liberté d’expression et d’action, à celle de membre d’un gouvernement collégial, où la gauche et les femmes sont en majorité mais où il faudra apprendre et appliquer le consensus.
Dire « nous » à la place de « je » en parlant au nom du Conseil d’État, défendre des décisions qu’elle n’aura pas forcément soutenues, est-ce que Céline Vara devra se renier, en montant au château à Neuchâtel ?
Céline Vara : « Oui, il vous arrive de devoir défendre des positions qui ne sont pas à l’origine les vôtres, mais cela fait partie des règles du jeu. »
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