Un climat délétère précède le 2e tour de l’élection complémentaire à la municipalité d’Yverdon du dimanche 2 mars. Des propos menaçants et injures ont été proférés sur les réseaux sociaux. Deux élus font même l’objet d’une protection policière légère. Décryptage avec le rédacteur en chef du journal local.
C’est une campagne électorale qui a totalement dérapé : Le 2e tour de l’élection complémentaire à la municipalité d’Yverdon-les-Bains a lieu dimanche 2 mars dans un climat délétère. Deux candidats sont en lice : le socialiste Julien Wicki et l’indépendant Ruben Ramchurn.
Dans le cadre de cette élection, le syndic socialiste Pierre Dessemontet et l’élu PLR Christian Weiler font l’objet d’une protection policière légère depuis plusieurs mois. Ils ont été menacés à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, de même que Julien Wicki, par un proche du camp de Ruben Ramchurn. Ce dernier se distancie de ces propos. Mais le mal est fait. Et le très bon score réalisé lors du premier tour de cette élection complémentaire par l’ancien président de la section locale de l’UDC n’a pas contribué à calmer les esprits : « La première étincelle provient de l’excellent résultat que Ruben Ramchurn a obtenu, soit le 31% des suffrages », rappelle Jean-Philippe Pressl-Wenger, le rédacteur en chef de « La Région », le quotidien du nord-vaudois. « L’intensité était alors montée d’un cran dans la campagne, non seulement dans les côtés traditionnels, mais aussi sur les réseaux sociaux ». Jean-Philippe Pressl-Wenger parle de batailles de bac à sable tout en relevant encore qu’il y a des implications juridiques là-derrière en relation avec des insultes et des menaces : « Et cela n’est pas tolérable. »
Jean-Philippe Pressl-Wenger : « Ce n’est pas si Far-West que cela. »
Julien Wicki avait terminé en tête du premier tour de cette élection à la Municipalité d’Yverdon. Le socialiste nord-vaudois comptait 593 voix d’avance sur Ruben Ramchurn.
Troisième du scrutin, Gildo Dall’Aglio s’est retiré. Il reste à savoir où se reporteront les 1711 voix du représentant de l’alliance de droite : « Les jeux sont ouverts », estime encore Jean Philipp Pressl-Wenger.
En cas d’élection de Ruben Ramchurn, celui-ci siégerait dans le même exécutif que Brenda Tuosto. La municipale socialiste est actuellement en procès contre le politicien indépendant ; elle avait déposé plainte pour atteinte à l’honneur. /mne








