Des couacs pour TransN dans la vallée de La Sagne

Pas de répit pour la compagnie de transports publics neuchâtelois. Elle connait une nouvelle ...
Des couacs pour TransN dans la vallée de La Sagne

Pas de répit pour la compagnie de transports publics neuchâtelois. Elle connait une nouvelle série de problèmes. Ils touchent cette fois-ci la liaison entre La Chaux-de-Fonds et Les Ponts-de-Martels. Le matériel et les infrastructures sont en cause.

Les nouvelles rames TransN qui desservent la vallée de La Sagne et des Ponts connaissent des soucis de jeunesse. (Photo : archives) Les nouvelles rames TransN qui desservent la vallée de La Sagne et des Ponts connaissent des soucis de jeunesse. (Photo : archives)

Les difficultés continuent pour TransN. Cette fois-ci, c’est la ligne de train entre La Chaux-de-Fonds et la vallée de La Sagne et des Ponts qui en fait les frais. Sur ce tronçon, l’entreprise de transports publics est confrontée à des dysfonctionnements sur les nouveaux trains et sur les infrastructures.

La période entre le 23 décembre et mi-janvier a été difficile, concède la responsable de la communication de TransN. Aline Odot évoque « quatre pannes principales », les deux nouvelles rames, inaugurées l’été dernier, qui souffrent de problèmes de jeunesse et des infrastructures vieillissantes. Des difficultés qui perturbent le trafic, l’horaire et par conséquent les voyageurs.

Aline Odot, responsable de la communication de TransN : « On a des entretiens réguliers qui maintiennent la ligne dans un état optimal pour la sécurité et le confort. »

Il y a par exemple le système de sécurité des portes, notamment celui qui détecte la présence de voyageurs, qui ne fonctionne pas correctement. Il arrive que les accès se bloquent ou restent ouverts, entrainant l'arrêt du train. Des boutons de demande d’arrêt ont également donné pas mal de fil à retordre à l’entreprise. Situés au niveau des genoux, ils étaient bien trop sensibles. Les voyageurs déclenchaient involontairement et trop souvent la demande d’arrêt. Conséquence, l’horaire ne pouvait pas être respecté. TransN a réglé le problème en installant une sorte de boitier autour des boutons incriminés. Maintenant, pour les actionner, il faut vraiment vouloir le faire.

« On a eu un souci assez anecdotique, mais qui a pris du temps. » 

Pour les deux nouveaux trains entrés en service l’été dernier, il faut compter « deux ans pour une exploitation stable », justifie Aline Odot.

Quant aux infrastructures, elles sont vieillissantes et pas à l’abri de dérangements. Ça a par exemple été le cas le 12 janvier lorsqu’une ligne de contact a été cassée, « probablement par un oiseau ». La neige est aussi venue ajouter son grain de sel, notamment en bloquant un aiguillage.

Des travaux de renouvellement et d’entretien débuteront prochainement, « entre mi-avril et début-mai », assure la responsable de la communication. Ils seront entrepris par tronçon et dureront plusieurs années. « Pour chaque renouvellement, on passe par un financement fédéral et par une procédure d’approbation des plans par la Confédération ».

En cas d’arrêt des trains, « dès qu’on a un bus et surtout un conducteur, on les envoie sur la ligne ». En principe, il faut compter moins d’une heure après la constatation de la panne, assure Aline Odot. Concernant l’information aux voyageurs, TransN « réagit au plus vite. Si c’est pendant les heures de bureau, c’est plus facile. On a plus de collaborateurs disponibles. En dehors des heures de bureau, ce sont les régulateurs de trafics qui peuvent diffuser les informations sur internet et sur l’application TransN ». /cwi


 

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