La rénovation de la piscine s’esquisse au Locle

Piscine et route au programme du Conseil général de la Mère commune. Une étude sera lancée ...
La rénovation de la piscine s’esquisse au Locle

Piscine et route au programme du Conseil général de la Mère commune. Une étude sera lancée pour la rénovation du site aquatique du Communal. La construction d’une nouvelle route entre l’avenue du Technicum et la rue de France devrait contribuer à délester le centre-ville.

Les feux sont au vert pour étudier la rénovation de la piscine du Communal, au Locle. (Photo : archives) Les feux sont au vert pour étudier la rénovation de la piscine du Communal, au Locle. (Photo : archives)

Les conseillers généraux du Locle ont mis la main au porte-monnaie jeudi soir. Réunis en séance, ils ont accepté par 39 voix pour et une contre un crédit de 860'000 francs pour l’étude d’un projet de rénovation de la piscine du Communal. Les installations, mises en service en 1962, ont besoin d’un sérieux coup de neuf. Une équipe va donc pouvoir se mettre au travail pour valider ou non différentes options en vue des travaux.

Il y a les indispensables comme l’installation d’un système de filtration, la réfection du revêtement des bassins, la mise en place d’une couverture thermique ou le changement des plots de plongeon.

Au chapitre facultatif, on trouve la construction de nouveaux locaux pour la réception, l’infirmerie, l’installation de casiers privatifs, l’aménagement de sanitaire à proximité des bassins, la création d’une nouvelle terrasse pour le restaurant ou l’installation d’un nouveau toboggan et de buses de massage.

Si toute la liste est retenue, la facture pourrait se chiffrer à 9 millions de francs. Mais ça, c’est de la musique d’avenir. Dans le meilleur des cas, les travaux pourraient démarrer au 2e trimestre 2027 et les installations misent en service une année plus tard.

À l’heure des discussions, le POP a regretté l’abandon, pour l’instant, du projet de piscine couverte. Le PS et les Vets ont demandé une collaboration étroite avec les clubs utilisateur du site. Le groupe PLR-VL a regretté que le projet n’englobe pas une rénovation de l’ensemble du site du Communal.

Gaëtan Dubois, chef du groupe PLR-VL : « On ne peut pas prendre plus de temps, car sinon on risque une fermeture. »  

Les conseillers généraux se sont aussi penchés sur un crédit de 690’000 francs pour la construction d’une nouvelle route entre la rue de France et de l’avenue du Technicum. Le contournement routier A20 qui devrait s’achever fin 2031-début 2032 devrait faire diminuer le trafic urbain jusqu’à 60%, selon les estimations de l’Office fédéral des routes. Pour atteindre cet objectif, des mesures de gestion du trafic doivent être mises en œuvre pour inciter les automobilistes à emprunter le tunnel.

La future route entre la rue de France et l’avenue du Technicum vise à diriger le trafic généré par les entreprises et les résidents se rendant au Col-des-Roches de manière plus directe. Le projet prévoit une vitesse de circulation réduite à 30 km/h, un trottoir et des bandes cyclables.

Si le PLR-VL reconnait l’importance et la cohérence du projet, il insiste sur le fait qu’il faudra s’assurer qu’il répond aux attentes. Le POP y voit une bouffée d’oxygène pour le centre-ville. Le groupe PS-Verts s’inquiétant pour la sécurité des piétons et des cyclistes a tenté en vain de renvoyer le rapport en commission.

David Taillard, porte-parole du groupe PS-Verts : « Pour nous, il y avait principalement des problématiques sécuritaires qui n’étaient pas discutées jusqu’au bout. »

Lorsque l’ouvrage sera réalisé, le groupe PS-Verts se montrera attentif à ces éventuels problèmes de sécurité et interpellera le Conseil communal si nécessaire.

À l’heure des interpellations et autres motions, le législatif de la Mère commune s’est penché sur un projet d’arrêté déposé par le POP. Le texte demandait la création d’une commission des ressources humaines. Une tentative de réponse aux récentes affaires qui ont secoué différents services de la Commune.

Pour le Conseil communal, qui s’est approché du Service des communes, le projet excède les compétences du Conseil général et porte atteint aux prérogatives de l’exécutif. Il a demandé aux élus de se prononcer sur la recevabilité de l’arrêté. Le projet est ainsi passé à la trappe. /cwi


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