Interpellé par le législatif, le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds a certifié qu’une séance extraordinaire du Conseil général, qui aura lieu « dans la seconde partie du mois de mars », décidera du sort de ce rapport dont la population ignore toujours le contenu. Celle-ci en sera informée dans la première quinzaine de février.
Il aura fallu attendre la séance du Conseil général de La Chaux-de-Fonds du 28 janvier 2025, non pas pour connaître le sort du dossier des nouvelles patinoires des Mélèzes, mais pour apprendre qu’on sera fixé en mars sur ce projet à 69 millions de francs.
Interpellé par le POP – une interpellation urgente acceptée par la majorité du législatif –, le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds a lâché qu’une séance extraordinaire du Conseil général sera entièrement consacrée à ce dossier et que ce vote tant attendu aura lieu « dans la seconde partie du mois de mars à la Maison du peuple », a déclaré mardi soir le conseiller communal Thierry Brechbühler. Il a ajouté qu’une conférence de presse se tiendrait « dans la première quinzaine de février ». Une communication qui devrait permettre à la population d'en savoir davantage sur le montage financier du projet ainsi que sur les partenaires financiers.
Dans leur texte, les popistes demandaient à l'exécutif de rendre public le rapport, afin que les conseillers généraux puissent « discuter avec la population en général » de cet enjeu majuscule pour la ville et ses finances. « Vu que c’est un rapport exceptionnel et extrêmement complexe, ce serait bien de pouvoir en parler avec des spécialistes de différents domaines. Et c’est pour ça qu’on a besoin d’une publicité du rapport rapidement, avant même que les commissions puissent se prononcer formellement », nous a déclaré l’interpellateur Karim Boukhris, membre de la commission financière qui se réunira une deuxième fois autour de ce dossier ce mercredi soir.
Karim Boukhris : « La discussion sur ce rapport doit se faire le plus rapidement possible. »
Le conseiller général n’a pas été entendu par le Conseil communal. Car si l’exécutif a dévoilé le calendrier, il n’a pas pour autant accepté de déroger à la chronologie institutionnelle habituelle, qui veut que les commissions préavisent le rapport avant que celui-ci soit rendu public. « Je comprends l’impatience, mais la population doit aussi comprendre le fonctionnement institutionnel et ce respect que nous avons des commissions et de leur crédibilité », a argumenté Thierry Brechbühler. /vco









