La période des camps de ski est lancée pour les écoles du canton de Neuchâtel. Mais dévaler les pistes demande du personnel et des moyens financiers. Les établissements, comme l'École obligatoire de la région Neuchâtel, font face à de nombreuses difficultés d’organisation. Malgré tout, des solutions sont trouvées pour satisfaire les élèves, les parents et les moniteurs.
Les camps de ski doivent être accessibles à tous les enfants. Depuis la semaine dernière et jusqu’en mars, les classes des écoles neuchâteloises se rendent en station pour dévaler les pistes. C’est le cas de l’EOREN, qui propose cette année une trentaine de camps de ski pour un peu moins de 1'500 élèves.
« Un camp de ski coûte entre 400 et 500 francs par élève », explique François Vermeulen, responsable des sports de l’EOREN. Cela représente un total de 600'000 francs de dépenses. « L’école obligatoire de la région Neuchâtel finance environ 250'000 francs, Jeunesse et Sport environ 100'000 francs, et les parents paient environ 250 francs pour leur enfant », précise-t-il. Pour les familles ayant des difficultés à assumer ces frais, l’école offre un soutien financier supplémentaire. « On a des jeunes qui partent en camp de ski, la participation de leurs parents est de 50 francs », ajoute François Vermeulen.
François Vermeulen : « Cette année on a environ 400 demandes de subventions. »
Les moniteurs, une denrée rare
Les établissements du canton peinent à recruter des moniteurs pour les camps de ski. De plus, bon nombre d’entre eux n’ont pas de formation Jeunesse et Sport, qui reste pourtant indispensable, tant sur le plan pédagogique que financier, notamment pour l’obtention des subventions J+S (Jeunesse et Sport). « C’est toujours difficile de trouver assez de moniteurs Jeunesse et Sport. L’idée, c’est d’avoir un certain quota pour obtenir les subventions, puis de compléter avec des personnes expérimentées, comme des étudiants habitués à travailler dans les sports de neige », explique François Vermeulen.
Pour recruter ces précieux collaborateurs, l’EOREN travaille avec l’Université de Neuchâtel et le Service cantonal des sports, qui a même mis en place une bourse aux moniteurs pour faciliter les recherches.
« On contacte des connaissances, mais aussi tous les anciens moniteurs qui ont pu travailler pour nos écoles. »
Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités
Durant une semaine complète, 1'500 élèves se retrouvent sous la responsabilité des chefs de camp. Pour François Vermeulen, cette fonction est particulièrement exigeante. « Les responsabilités sont nombreuses, que ce soit vis-à-vis des parents, de l’école, des enfants, des partenaires, des remontées mécaniques ou des hébergements », explique-t-il.
Difficile de dire si être chef de camp est aujourd’hui plus complexe qu’autrefois, mais la question des responsabilités reste une source d’inquiétude. « Si un élève se blesse, on peut rapidement avoir l’impression qu’une faute a été commise, et que les parents peuvent se retourner contre le moniteur ou le professeur », souligne-t-il.
« C’est une semaine d’engagement total, ce n’est pas une journée de travail ordinaire. C’est du 24 heures sur 24. »
Malgré les défis que représente l’organisation de ces camps de ski, François Vermeulen insiste sur leur importance. « Il est essentiel de proposer des activités physiques pour le développement physique et mental des enfants, et les camps en font partie. »
De plus, il ajoute que ces camps renforcent la cohésion au sein des établissements scolaires. Et pour lui, une chose est certaine : « Le sourire d’un enfant, ça n’a pas de prix. » /yca









