Avec ses caractéristiques physiques particulières, le sandre est un chasseur redoutable. Il a été mis en lumière ce jeudi par la Fédération suisse de pêche, qui espère voir son nombre augmenter.
Apprécié des pêcheurs, comme des cuisiniers, le sandre a été élu poisson de l’année 2025. Avec cette nomination, la Fédération suisse de pêche (FSP) met en avant cette espèce qui n’est pas originaire de Suisse et dont les caractéristiques font de lui un poisson avec « une grande capacité d'adaptation », souligne-t-elle dans un communiqué.
Depuis son apparition en Suisse, il y a une soixantaine d’années, le sandre s’est approprié nos points d’eau. On le retrouve désormais dans nos retenues de barrages, canaux du Plateau, cours d'eau mais aussi dans nos lacs, comme dans ceux de Neuchâtel et de Bienne. Gilles Monnier est président de la Fédération des pêcheurs du Jura bernois pour lui, le sandre est mis en lumière « pour sensibiliser à l’avenir de la pêche et au réchauffement climatique ». Résilient face aux variations de température de l’eau, il vit « entre 10 et 30 degrés » explique Gilles Monnier, ajoutant que ce poisson « nage en banc » et se caractérise par « ses deux nageoires dorsales et ses redoutables compétences de chasseur avec ses dents pointues ». Il a de plus la particularité d’être lucifuge et chasse donc plutôt dans des eaux « profondes, troubles ou de nuit », termine Gilles Monnier.
Gilles Monnier : « Le sandre est un chasseur très efficace ».
Avec la mise en avant de ce poisson, la FSP espère que la demande en sandre sera « satisfaite par des importations et l'aquaculture », mais aussi que la biodiversité aquatique soit davantage prise en considération « car les trois quarts des espèces de poissons indigènes sont éteintes ou menacées d'extinction », peut-on lire dans un communiqué. /vfe









