Les méthodes de suivi de la gélinotte des bois en cours d’adaptation

Le Parc Chasseral doit adapter les méthodes d’analyse de cette petite poule des bois au changement ...
Les méthodes de suivi de la gélinotte des bois en cours d’adaptation

Le Parc Chasseral doit adapter les méthodes d’analyse de cette petite poule des bois au changement climatique. La neige, tant utile pour chercher les indices laissés par l’espèce, n’est plus présente de manière régulière

Selon Anatole Gerber, le Parc Chasseral contiendrait entre 50 et 300 gélinottes des bois. (Photo : ldd) Selon Anatole Gerber, le Parc Chasseral contiendrait entre 50 et 300 gélinottes des bois. (Photo : ldd)

Le suivi de la gélinotte des bois dans le Parc Chasseral va évoluer. Il est devenu difficile de pouvoir analyser cette petite poule des bois ces dernières années. En cause, le changement climatique. La neige, tant utile pour chercher les indices laissés par l’espèce, n’est plus présente de manière régulière. Le suivi assidu n’est donc plus possible. Anatole Gerber, le chargé de mission espèce et habitat du Parc Chasseral, explique que  : «  ça fait plus de 20 ans que des mesures sont prises pour favoriser l’habitat de la gélinotte  ». Mais l’idée du suivi, c’était aussi de savoir si ces mesures étaient efficaces. «  Pour ça, on doit connaître le nombre de gélinottes et connaître son évolution  », explique-t-il. Sauf qu’aujourd’hui, les méthodes employées ne suffisent plus. Le responsable du Parc Chasseral précise que  : «  On a fait une première phase de relevé de 2013 à 2015, puis une deuxième phase de relevé sur les mêmes sites entre 2015 et 2019, pour comparer les deux périodes. Mais on s’est rendu compte que les chutes de neige étaient trop variables pour avoir une standardisation pour pouvoir comparer les relevés  ».

La gélinotte des bois davantage présente sur la partie neuchâteloise du Parc Chasseral

Autre constat : la gélinotte est plus fréquente dans la partie neuchâteloise du Parc, où la forêt jardinée est bien répandue. Un mode de gestion des forêts qui privilégie les habitats de la gélinotte, par rapport aux grandes surfaces d’exploitation qui constituent la norme côté bernois.

La méthodologie favorisée entre 2013 et 2019 consistant à relever les traces de la gélinotte des bois dans la neige ne sera donc plus reconduite, car trop aléatoire.  À la place, Anatole Gerber parle d’enregistreur acoustique, en essayant de capter le chant de la gélinotte des bois. Une technique qu’emploie déjà le canton de Neuchâtel par endroit pour le suivi d’espèce./tbu


 

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