Fermé depuis plusieurs mois après la faillite de l’ancien gérant, l’hôtel-restaurant situé à Malvilliers a rouvert ses portes la semaine passée. Le propriétaire de l’établissement a investi plus de 100'000 francs dans sa rénovation.
C’est un lieu bien connu des Neuchâtelois et plus particulièrement des Vaudruziens qui reprend vie. L’hôtel-restaurant La Croisée à Malvilliers, aujourd’hui appelé Le Relais de la Croisée, a rouvert ses portes le 21 novembre après plusieurs mois de fermeture. L’ancien gérant avait fait faillite. Le propriétaire des lieux, Raymond Baumberger, souhaite faire table rase du passé.
« Repartir à zéro, mais dans la continuité de ce qui a fait le succès de la Croisée ». C’est la volonté affichée par Raymond Baumberger et David, le responsable de la direction. Nouvelle équipe, nouvelle carte, bâtiment rénové de fond en comble, c’est un nouveau départ pour l’hôtel-restaurant qui s’est vu attribuer trois étoiles par Booking.com après les travaux et aménagements entrepris. Plus de 100'000 francs ont été investis pour refaire, entre autres, les 26 chambres (pour un total de 52 lits), la cuisine et la salle de restaurant qui peut accueillir jusqu’à 100 personnes. Pour la petite touche personnelle, la décoration désirée par Raymond Baumberger s’inscrit dans l’esprit vintage avec des voitures de collection, Solex et vélomoteurs disposés dans la salle à manger.
Une cuisine axée sur le terroir
L’établissement sera toujours ouvert sept jours sur sept, du matin au soir, et « proposera une cuisine traditionnelle et du terroir avec des produits frais, de saison et des vins de la région. Nouveauté, il sera aussi possible d’y déguster des pizzas ou de venir les chercher à l’emporter », décrit David. « L’équipe qui gère Le Relais de la Croisée est aussi nouvelle et en cours de construction. Elle devrait se composer d’une dizaine de personnes à terme, afin de faire tourner correctement l’établissement », ajoute Raymond Baumberger. Avec des salles modulables à l’étage, une pouvant contenir jusqu’à 200 personnes, les deux autres, une trentaine, l’idée est toujours de proposer l’organisation de séminaires, de mariages et autres assemblées. Le propriétaire des lieux souhaite également relancer une formule qui trouvait son public à l’époque : les thés dansants le week-end.
Une image à reconstruire
Les dégâts d’image après le passage de l’ancien gérant ont laissé des traces que les nouveaux responsables entendent rapidement effacer « avec un accueil simple, sympathique et chaleureux ». Et c’est bien reparti, assure David qui n’a pas « l’impression que les histoires du passé vont les péjorer ». Il souligne « que les réservations entrent gentiment avec notamment des équipes sportives qui séjourneront dans l’hôtel l’an prochain. Et que « le week-end passé une réunion de motards a rassemblé près de 120 personnes au Relais de la Croisée. » L’établissement étant situé à proximité de l’autoroute et muni d’un grand parking, Raymond Baumberger souhaite exploiter cet avantage en organisant des réunions d’amateurs d’anciennes voitures, sa grande passion.
Remettre le bateau à l’eau était une première étape. « J’ai pensé à me séparer de la Croisée cet été, mais c’était impossible de vendre un établissement fermé et tout foutu », explique le propriétaire. S’il n’est pas pressé, « l’étape suivante consiste désormais à dénicher un nouveau gérant ou éventuellement un acheteur », conclut Raymond Baumberger. /jpp











