En ce mois d’octobre, l’Organisation internationale de la vigne et du vin a appelé au développement durable du secteur. En Suisse, le processus est déjà lancé depuis de nombreuses années, une plateforme regroupant différentes mesures est d’ailleurs à bout touchant.
Développer la vigne de manière durable, c’est le vœu exprimé en ce mois d’octobre par l’Organisation internationale de la vigne et du vin. En Suisse et à Neuchâtel, on n’a pas attendu cette injonction pour empoigner le problème. Le processus pour produire du vin durable est lancé depuis de nombreuses années. Il touche toute la chaîne de production, du cep à la bouteille en passant par la cave.
« Il y a déjà une vingtaine d’années que les premières mesures qui visaient à préserver l’environnement ont été mises en place », explique Rémy Alain Reymond, chef de l'office de la viticulture et de l'agroécologie du canton de Neuchâtel.
Neuchâtel est une des régions précurtrices dans le domaine. Cela s’explique premièrement par la grande proportion de domaines ayant développé la culture biologique. Les incitations et soutiens cantonaux en sont une autre, selon Rémy Alain Reymond.
« En observant ce qui existe dans le monde et plus particulièrement en Suisse, le canton de Neuchâtel a déjà une certaine avance. »
Pour permettre aux professionnels du secteur d’avancer encore sur le chemin de la durabilité, une plateforme nommée « Vin suisse durable » va prochainement être lancée. Son objectif est de fournir un concept réaliste et surtout des mesures applicables.
« Si vous voulez des résultats, il faut non seulement pouvoir mettre les mesures en application, mais que vous ayez aussi des délais raisonnables », argumente Rémy Alain Reymond
Parmi les mesures pouvant être mises en place, il y a déjà le choix des cépages. Ceux dits « résistants » permettent par exemple d’utiliser moins de traitements contre les maladies. Un accent est également mis sur l’utilisation des ressources, telles que l’électricité ou l’eau. Le traitement des effluents, comme les lies, ou encore la captation du CO2 au moment de la fermentation. Le cycle du verre est également en question. Différentes initiatives pour la réutilisation des bouteilles sont encouragées.
Rémy Alain Reymond développe les différentes mesures possibles.
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