L’établissement altaripien a trouvé preneur. Gerardo Metta, ex-chef à la Dispensa, et son associé Roberto Paone se sont lancé le gros défi d’ouvrir un restaurant gastronomique de 25 couverts et une pizzeria de 60 places à l’Auberge d’Hauterive. L’aventure doit débuter en novembre.
Ce sont les saveurs de leur pays d’origine que Gerardo Metta et Roberto Paone veulent amener pour la réouverture de l’Auberge d’Hauterive. Tous deux italiens, le défi qu’ils se sont lancés est de taille. Un restaurant gastronomique de 20 à 25 couverts, une pizzeria pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes, et un espace prévu pour le café du matin et l’apéro en début de soirée devraient ouvrir début novembre. « Notre objectif est de créer un lieu pour toutes et tous », explique Gerardo Metta, ancien chef de La Dispensa à Neuchâtel et étoilé à plusieurs reprises. Avec le mélange des trois concepts, « on souhaite amener un peu de vie dans la région ». Et le cadre les a convaincus. Comme l’explique Gerardo Metta, « cet endroit est magnifique, on aimerait que nos clients viennent ici pour un petit voyage en Italie ».
Un voyage en Italie
En associant les produits du terroir aux recettes de son pays d’origine, le chef du restaurant gastronomique veut proposer une cuisine abordable. Et du côté pizzeria ? Là aussi, on innove. « On va faire la pâte de nos pizzas avec du « grano arso », du blé brûlé ». Originaire des Pouilles, Gerardo Metta souhaite amener à Hauterive une recette « qu’on ne voit que là-bas ». Comme le glisse Tommaso Patti, futur gérant de l’espace prévu pour le bar et le café, « la pâte et plus légère et plus digeste avec du grain brûlé.»
Gerardo Metta : « On aimerait rester accessible. »
Un gros défi
Trois espaces en un, environ quatre-vingt places en plus du bar, c’est un gros défi qui les attend alors comment vont-ils s’y prendre ? Sans se faire d’illusion, Gerardo Metta se veut optimiste. « C’est toujours un pari de se lancer en indépendants, mais si on a choisi de rester dans le canton de Neuchâtel c’est parce qu’on croit qu’il y a vraiment quelque chose à faire ici ». Bien décidés à collaborer avec les acteurs locaux, Gerardo Metta et son associé ne se placent pas en concurrents. « On veut amener quelque chose en plus dans ce cadre, sans pour autant voler les clients de autres établissements du coin ». Un autre défi que se donnent les deux associés est d’« ouvrir le monde de la cuisine gastronomique à celles et ceux qui n’ont pas forcément les moyens, en baissant les prix ». Et niveau rentabilité, comment peut-on se lancer dans un tel défi ? « C’est tout l’intérêt des trois lieux, explique Gerardo Metta. On n’est pas dans l’obligation de faire beaucoup de chiffre avec la partie gastronomique étant donné qu’on a la pizzeria et le bar ». Et pour le partage de la cuisine, les deux amis ne se font pas de souci. « Le pizzaiolo s’occupera des pizzas et le reste de l’équipe s’affairera à la préparation des plats gastronomiques. » Comme ils l’ajoutent, « On va se concentrer sur la qualité des produits et de la cuisine. On ne pourra pas offrir une carte à rallonge, mais c’est aussi l’intérêt ».
« Il fallait se lancer. »
/mkr










