La Biennale du patrimoine horloger s’étend à St-Imier

« Entrer dans le cœur de ce qui fait la fierté de notre région. » La Biennale du patrimoine ...
La Biennale du patrimoine horloger s’étend à St-Imier

« Entrer dans le cœur de ce qui fait la fierté de notre région. » La Biennale du patrimoine horloger revient pour une 11e édition à la fin du mois d’octobre, au Locle, à La Chaux-de-Fonds et à St-Imier. L’occasion de découvrir le voyage d’une montre, de l’idée jusqu’au poignet de son propriétaire.  

Le savoir-faire horloger se dévoile au public. (Photo : archives) Le savoir-faire horloger se dévoile au public. (Photo : archives)

Lever un coin du voile sur un savoir-faire qui fait la fierté de toute une région. La Biennale du patrimoine horloger sera de retour après trois ans d’absence pour sa 11e édition du 31 octobre au 3 novembre. Invitée d’honneur en 2021, St-Imier fait désormais partie intégrante, et de façon pérenne, de la manifestation.
Le public avait répondu présent pour franchir les portes de lieux habituellement fermés il y a trois ans dans la ville du Jura bernois. « C’est pour ça qu’on s’est approché de La Chaux-de-Fonds et du Locle. Il y a eu cet engouement en 2021, on n’aimerait pas le laisser retomber », explique le maire imérien. Corentin Jeanneret ne cache pas sa fierté de voir la cité qu’il dirige intégrer cette biennale.

Corentin Jeanneret : « C’est une reconnaissance de ce passé commun qu’on a avec le Locle et La Chaux-de-Fonds. »

De par son histoire et sa construction intimement liées à l’horlogerie, « St-Imier a toute sa place dans la Biennale », confirme le coordinateur de la manifestation, Léonard Reichen.

Léonard Reichen : « St-Imier a des racines similaires aux villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds. »

Savoir-faire dévoilé

Durant le week-end à cheval sur les mois d’octobre et novembre, 150 visites guidées ou ateliers pratiques sont proposés au public dans plus de 30 entreprises. On notera de nouvelles arrivées comme Tudor-Kenissi au Locle, Schwarz Etienne et Schneider&Co à La Chaux-de-Fonds ou encore Arcofil et Groupe Froidevaux à Saint-Imier.Dans les manufactures horlogères et ateliers de sous-traitance, le savoir-faire n’est plus quelque chose qu’il faut jalousement garder secret. Certains aspects peuvent être dévoilés, explique Léonard Reichen. « Ça fait partie des campagnes marketing de ces marques ».

« Aujourd’hui, ouvrir une manufacture, c’est aussi en être fier. »

S’il faut s’inscrire pour la plupart des visites, sept marques et entreprises de sous-traitance seront libres d’accès. Ce sera notamment le cas du Salon bleu et de l’Atelier Spillmann à La Chaux-de-Fonds. Dans ce dernier lieu, ARC HORLOGER, l’association en devenir incarnant l’inscription des savoir-faire horlogers et en mécanique d’art sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité présentera ses projets.

Mettre la main au mouvement
Les visiteurs pourront aussi être plus que de simples spectateurs. Ce sera cas notamment au CPNE - Pôle technologies et industrie au Locle. Les personnes inscrites pourront s’essayer au montage d’un mouvement de pendule.

« Montrer ces métiers au jeune public et peut-être susciter des vocations. »

La 11e Biennale du patrimoine horloger débutera le 31 octobre par une table ronde au théâtre de l’Heure bleue, sur le thème « comment perpétuer et maintenir les savoir-faire dans l’Arc jurassien ? »La Journée internationale du marketing horloger, consacrée cette année aux fondamentaux du marketing horloger, prendra ses quartiers au même endroit le 31 octobre. Enfin, la 48e Bourse suisse d’horlogerie clôturera la manifestation au Musée international d’horlogerie le 3 novembre. /cwi


 

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