L’institution chaux-de-fonnière s’offre un livre aux sonorités historiques et intimes pour son centenaire. L’ouvrage a été verni jeudi soir, en même temps qu’une exposition des photos qui illustrent la publication.
Pour ses 100 ans, le Collège musical de La Chaux-de-Fonds s’offre une mélodie de mots et d’images. Photographies, témoignages d’anciens élèves (dont Ariane Haering, pianiste internationale à Salzbourg), historique de l’institution et fiction (de l’écrivain neuchâtelois Thomas Sandoz) jalonnent ce livre d’une bonne centaine de pages. L’ouvrage a été verni ce jeudi à la librairie chaux-de-fonnière Impressions, en présence notamment de la directrice du Collège musical Nathalie Dubois, qui a orchestré cette publication. Les clichés sont de Pablo Fernandez et donnent aussi lieu à une exposition, visible jusqu’au 28 septembre à la librairie.
Rendre la musique accessible à tous
Le credo du Collège musical semble avoir toujours été de rendre la musique accessible à tous. Quelque 400 élèves le fréquentent aujourd’hui dans 15 lieux, dont huit collèges de la ville, entourés de 24 professeurs. La subvention accordée par la Commune à l’institution permet à tous les budgets familiaux d’accéder à ces leçons de musique.
Le journaliste Robert Nussbaum s’est plongé dans les archives. On peut en retenir que les fondateurs, en 1924, avaient surtout besoin de relève pour les fanfares, mais ils ambitionnaient aussi de former de futurs interprètes destinés à « la grande musique ».
Robert Nussbaum : « Ce sont des musiciens qui se sont dit qu'il manquait une école de musique à La Chaux-de-Fonds. »
Un nom ressort des Trente Glorieuses, qui a vu le Collège musical porter jusqu’à 700 élèves : celui du directeur Georges-Louis Pantillon, « un lion musical » qui a rugi bien au-delà de l’âge la retraite.
« (Le directeur) a quitté le collège musical à ses 80 ans. »
Plus récemment, en 2020, en pleine période d’austérité budgétaire, quand les autorités locales réfléchissaient à un « rapprochement » du Collège musical avec le Conservatoire de musique neuchâtelois, une pétition – lancée par Ariane Haering et signée par 10'000 personnes – a peut-être sauvé l’institution. /vco









