Le 19 août, c’était une première pour 1'500 enfants du canton de Neuchâtel. L’entrée à l’école. C’était aussi le cas pour Océane Oberli. Fraichement sortie de la Haute école pédagogique, cette Franc-Montagnarde, Chaux-de-Fonnière depuis quelques semaines, dirige sa toute première classe : 19 élèves de 4e Harmos qui fréquentent le collège de l’Ouest, dans la Métropole horlogère.
À l’instar des enfants, la rentrée a aussi été un moment particulier pour la jeune enseignante de 24 ans. Elle y a consacré la moitié de ses vacances. Durant la première semaine de pause estivale, elle a imaginé sa salle de classe, le mobilier, les objets dont elle allait avoir besoin, où les installer et elle a élaboré un budget qu’elle a soumis à sa directrice. La dernière quinzaine des vacances, elle a aménagé sa classe, imaginé le jour de la rentrée, qui seraient ses élèves. Tout était clair dans sa tête. Après une bonne nuit de sommeil, elle s’est réveillée aux aurores, lundi, « excitée comme un enfant le jour avant Noël ».
Océane Oberli, enseignante : « J’étais debout à 6h du matin. »
Lundi, elle est arrivée bien en avance à l’école afin de s’assurer que tout soit fin prêt pour accueillir ses premiers élèves. Évidemment, rien ne s’est déroulé comme elle l’avait imaginé. Elle n’avait pas sa feuille des présences, quatre enfants manquaient à l’appel lorsque la cloche a sonné et le petit déjeuner d’un de ses élèves s’est échappé de son estomac.
« C’est un souvenir précieux. »
Il n’empêche, ce lundi restera gravé dans la mémoire d’Océane Oberli. Son premier jour d’enseignante avec ses premiers élèves.
« Ça sera toujours ma première classe. »
Avant de mettre les enfants au travail, elle se donne une semaine pour poser un cadre et créer un esprit de groupe où chacun aura sa place. « Ça aide à avoir une atmosphère de travail plus adéquate ». Elle a déjà repéré les élèves qui ressentent le besoin de bouger, ceux qui doivent reprendre un rythme après les vacances.
« C’est important de construire toutes les bases cette semaine. »
Pour Océane Oberli, la réussite de cette première année en tant qu’enseignante passe par une bonne relation avec ses élèves ou à tout le moins par un cadre de confiance. « C’est la clé de la réussite pour tout », clame-t-elle. « Ça diminue les comportements d’indiscipline, ça aide les élèves à se sentir en confiance, à essayer, à faire des erreurs, à apprendre ». /cwi









