Météo maussade : les marchands de boissons ont le blues

Ils envisageaient le mois de juin pleins d’espoir. Mais la clientèle n’a pas été nombreuse ...
Météo maussade : les marchands de boissons ont le blues

Ils envisageaient le mois de juin pleins d’espoir. Mais la clientèle n’a pas été nombreuse sur les terrasses de la région. Les professionnels s’en inquiètent après avoir perdu entre le quart et le tiers de leur chiffre d'affaires.

Sur les terrasses de la région, comme ici dans les métairies, la fréquentation est moindre. (Photo : archives). Sur les terrasses de la région, comme ici dans les métairies, la fréquentation est moindre. (Photo : archives).

C’est la fête à la grenouille… mais pas celle des marchands de boissons de la région. En raison de la météo humide et fraîche du mois de juin, les professionnels de la branche n’ont pas le sourire. La clientèle ne s’attarde ni sur les terrasses du bord du lac, ni dans les métairies des crêtes jurassiennes.

Pour Patrick Bezençon, patron de Bezençon Boissons à Fleurier, « un mois de juin pareil, c’est du jamais vu. Pas à cet extrême-là ». Durant le mois écoulé, son chiffre d’affaires a enregistré un recul d’environ un quart en comparaison annuelle. Patrick Bezençon livre passablement de métairies. Il observe que la consommation y est nettement en deçà des années précédentes. Cerise sur le gâteau, l’annulation du samedi de l’Abbaye de Fleurier n’arrange en rien sa situation, lui qui ravitaille les cantines et ne touchera rien de la commune qui a décidé de ne pas facturer la location de la place aux sociétés locales.

Patrick Bezençon :

Sur le Littoral, les terrasses ouvrent plus tôt qu’au Vallon. Mais là encore, pour le patron de Boissons Voegeli, la situation est qualifiée de « catastrophique ». Sébastien Brunet relève que les terrasses « ne tournent pas » entre deux averses. « On espérait faire un bon mois de juin grâce à l’engouement populaire généré par l’Euro. Au final, en raison de la météo, mon chiffre d’affaires est réduit d’un quart ». Il estime aussi que même si les mois de juillet et d’août devaient être largement ensoleillés, il ne sera pas possible de combler les pertes accusées au mois de juin : « Ce n’est pas rattrapable. Les gens ne vont pas boire deux fois plus de bière s’il fait beau… On pourra éventuellement limiter les dégâts. »

Sébastien Brunet :

Ne reste plus qu’à espérer que le canton de Neuchâtel passe entre les gouttes des prochaines averses… /aju


 

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