Des années de travail pour une seconde

De passage à Neuchâtel, un groupe d’experts vient de réfléchir à établir une nouvelle définition ...
Des années de travail pour une seconde

De passage à Neuchâtel, un groupe d’experts vient de réfléchir à établir une nouvelle définition de la seconde. Elle pourrait entrer en vigueur en 2030.

Le directeur adjoint du Laboratoire temps & fréquence de l’Université de Neuchâtel, Gaetano Mileti était l’invité de « La Matinale » ce jeudi. Le directeur adjoint du Laboratoire temps & fréquence de l’Université de Neuchâtel, Gaetano Mileti était l’invité de « La Matinale » ce jeudi.

Pour que les scientifiques de toute la planète puissent dialoguer et collaborer, ils doivent se servir des mêmes unités de mesure. Il faut donc se mettre d’accord pour les définir et les redéfinir, au besoin.

C’est le cas de la seconde. Depuis 1967, elle s’appuie sur la fréquence d’oscillation d’horloges atomiques au césium. Plus d’un demi-siècle plus tard, des experts constitués en groupe de travail par le Comité international des poids et mesure débattent depuis quelques années d’une nouvelle définition. Ils se sont retrouvés à Neuchâtel fin juin, pour le 37e Forum européen temps-fréquence, un événement qui a regroupé un demi-millier de chercheurs.

Une nouvelle génération d’horloges

Co-organisateur de l’événement et membre de cette task force, le directeur adjoint du Laboratoire temps & fréquence de l’Université de Neuchâtel, Gaetano Mileti était l’invité de « La Matinale ». L’occasion d’expliquer que si on débat de cette question aujourd’hui, c’est parce que la nouvelle génération d’horloges atomiques est jusqu’à cent fois plus précise que les horloges au césium. Reste à déterminer quel type d’horloges choisir comme nouvelle référence. Il est même possible qu’on choisisse une moyenne pondérée de plusieurs solutions techniques différentes.

Selon le calendrier actuel du groupe de travail international chargé du dossier, la nouvelle définition de la seconde pourrait entrer en vigueur en 2030 et 2034. Le laboratoire Temps & fréquence de Neuchâtel pourrait ensuite être appelé à fabriquer un nouvel instrument de référence pour la Suisse. /jhi


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