Les personnes avec handicap ont siégé à Neuchâtel

Pour la première fois en Suisse romande, des binômes composés de députés et de personnes avec ...
Les personnes avec handicap ont siégé à Neuchâtel

Pour la première fois en Suisse romande, des binômes composés de députés et de personnes avec un handicap ont participé à une session inclusive dans la salle du Grand Conseil. Deux pétitions ont été adoptées.

Au total, une soixantaine de personnes ont siégé dans la salle du Grand Conseil neuchâtelois lors de cette session inclusive. (Photo : Canton de Neuchâtel / Julien Humbert-Droz). Au total, une soixantaine de personnes ont siégé dans la salle du Grand Conseil neuchâtelois lors de cette session inclusive. (Photo : Canton de Neuchâtel / Julien Humbert-Droz).

Une trentaine de binômes, formés de députés neuchâtelois et de personnes vivant avec un handicap, soit près de 60 personnes ont siégé jeudi lors d'une session inclusive dans la salle du Grand Conseil neuchâtelois. C’est la première fois qu’un tel événement se tient en Suisse romande.

« Cette session a permis d’adopter deux pétitions qui demandent que des mesures concrètes soient prises pour garantir l’égalité dans l’accès aux fonctions électives », a indiqué vendredi le canton de Neuchâtel. Les textes seront transmis au Grand Conseil pour traitement.

La présidente du Conseil d’État Florence Nater a confirmé que les éléments contenus dans les différentes pétitions, notamment la question d’une communication politique accessible, était à l’ordre du jour avec, par exemple, la refonte en cours du site internet de l’État. Elle a rappelé que l’objectif était de faire en sorte que les sessions standards du Grand Conseil soient véritablement inclusives.


Des mesures d'encouragement plutôt que des quotas

« La question des quotas dans les partis politiques a suscité un débat tout en nuances », peut-on lire dans le communiqué. Même si beaucoup ont témoigné des obstacles majeurs, voire de l’impossibilité de participer de manière autonome aux votations et aux élections, les « députés » d'un jour ont préféré des mesures d’encouragement et de formation. Les quotas ont été écartés à une très courte majorité, à une voix près.

Des élus de tous bords politiques ont participé à l'événement. Du temps avait été réservé afin que les binômes ou trinômes puissent faire connaissance et tisser une relation privilégiée.

Durant une demi-journée, les députés ont accompagné des personnes vivant avec un handicap (PVH), se trouvant ainsi confrontés aux obstacles que celles-ci rencontraient dans leur vie quotidienne. A l'issue de la journée, plusieurs PVH ont déclaré être intéressées à se lancer sur les listes aux prochaines élections cantonales. /ATS-gtr


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