Un père accusé de viols incestueux à nouveau devant la justice

Un homme comparaissait ce mardi en appel devant la Cour pénale à Neuchâtel. Il avait été condamné ...
Un père accusé de viols incestueux à nouveau devant la justice

Un homme comparaissait ce mardi en appel devant la Cour pénale à Neuchâtel. Il avait été condamné à 12 ans de prison et à une expulsion du territoire suisse pour 15 ans, après avoir été reconnu coupable de viols sur son ex-compagne et sur sa fille, ainsi que de divers sévices sur son enfant. Un complot ourdi par la mère, selon l’accusé

La Cour pénale de Neuchâtel doit se prononcer sur une affaire de viols incestueux. (Photo : illustration). La Cour pénale de Neuchâtel doit se prononcer sur une affaire de viols incestueux. (Photo : illustration).

Quelle crédibilité donner au témoignage d’une enfant de 9 ans ? C’est en partie sur ce point que devra se positionner la Cour pénale de Neuchâtel. Le tribunal cantonal auditionnait ce mardi un homme accusé de viols sur son ex-compagne et sur sa fille, ainsi que d’avoir fait subir toute sorte de sévices à son enfant. Condamné en septembre dernier par le tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, le prévenu a fait appel de sa peine de 12 ans de prison, ainsi que d'une expulsion du territoire suisse pour 15 ans.

Comme en première instance, une grande partie des débats s'est concentrée sur le récit de l'enfant. Âgée de 9 ans au moment de l'arrestation de son père, cette jeune fille aurait, dès ses 6 ans, subi des viols récurrents, tant vaginalement qu’analement. Lorsqu’elle criait, son père lui aurait alors appliqué un coussin sur la tête allant jusqu’à provoquer plusieurs évanouissements dus à la suffocation et à la douleur.


« Elle veut me détruire »

Des actes niés par l’accusé qui explique être victime d’une vengeance personnelle de la mère. Son ex-compagne n’ayant pas digéré le fait qu’il avait refait sa vie avec une autre. Des propos appuyés par son avocat qui parle d’une aliénation parentale. La mère aurait formaté le cerveau de sa fille pour charger le père. Dans sa plaidoirie, il a notamment pointé plusieurs incohérences dans le témoignage de l’enfant, comme son récit d’une fellation à genou, alors que son père se tenait debout. Une situation jugée impossible au vu de la taille des protagonistes. Pour la défense, la fille n’aurait donc pas vécu ce qu’elle raconte, mais l’aurait vu dans des films pornographiques. Elle appelle donc la cour à acquitter son client.


« Regarder un film ne permet pas de décrire la consistance et l’odeur du sperme »

Pour l’avocate des plaignantes et le Ministère public, le récit de la jeune fille est au contraire tout à fait crédible. Cette dernière étant, par exemple, capable de donner des détails morphologiques sur le sexe de son père ou encore de décrire la consistance et l’odeur de son sperme. De plus, un rapport médical du RHNe réalisé en 2021 sur la jeune victime avait conclu à une anomalie morphologique au niveau de son vagin. Une anomalie qui proviendrait, de manière hautement probable, d’abus sexuels. Pour l’avocate des plaignantes et pour le Ministère public, la peine doit donc être confirmée.

Le jugement de cette affaire sera rendu ces prochains jours. /rgi


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