Quatre Biennois condamnés pour l’enlèvement d’un jeune à La Chaux-de-Fonds

Le tribunal des Montagnes a prononcé des peines allant de 27 à 9 mois de prison pour quatre ...
Quatre Biennois condamnés pour l’enlèvement d’un jeune à La Chaux-de-Fonds

Le tribunal des Montagnes a prononcé des peines allant de 27 à 9 mois de prison pour quatre membres d’une bande biennoise jugés coupables d’avoir participé à un enlèvement dans la Métropole horlogère en avril 2021. Ce kidnapping servait de vengeance à un précédent enlèvement commis par la bande chaux-de-Fonnière dite « du 47 »

Le procès des quatre Biennois s'est tenu de lundi à mercredi au Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz à La Chaux-de-Fonds. Le procès des quatre Biennois s'est tenu de lundi à mercredi au Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz à La Chaux-de-Fonds.

Un nouveau procès en lien avec les rivalités entre bandes s’est conclu ce mercredi devant le Tribunal criminel à La Chaux-de-Fonds. Quatre Biennois ont été condamnés pour avoir participé à l’enlèvement d’un jeune homme dans la Métropole horlogère en avril 2021. Les quatre prévenus ont été reconnus coupables d’enlèvement et deux d’entre eux font face également à des peines pour agression et contrainte. Tous les chefs d’accusation demandés par le Ministère public n’ont pas été retenus par manque de preuve.


Un acte de vengeance

Pour rappel, il était reproché aux prévenus d’avoir participé à l’enlèvement d’un jeune à La Chaux-de-Fonds le 11 avril 2021. Lors du procès, les Biennois ont expliqué qu’il s’agissait d’un acte de vengeance en réponse à un autre kidnapping qui avait été commis dans la nuit du 20 au 21 mars par la bande chaux-de-Fonnière dite « du 47 ». Il est estimé qu’ils étaient au total entre 10 et 15 à participer à ces représailles, mais tous n’ont pas pu être identifiés.

Les quatre Seelandais qui comparaissaient en ce début de semaine ont reconnu avoir participé à l’enlèvement du jeune homme, mais réfutaient l’avoir maltraité. Le procès s’était ouvert le lundi 25 mars, devant le Tribunal criminel des Montagnes neuchâteloises et du Val-de-Ruz. Un cinquième prévenu, considéré comme l’un des meneurs de cette opération, sera jugé ultérieurement, son avocat ayant dû s’absenter pour des raisons personnelles.


Six mois de prison ferme

La peine la plus lourde se monte à 6 mois de prison ferme et 21 mois avec sursis pour l’un des prévenus. Il a notamment été retenu coupable d’agression, de contrainte et d’enlèvement. Pour le chauffeur, à qui il est conféré un rôle moins important dans ce kidnapping, le verdict est tombé à 2 ans de sursis pour enlèvement et infraction à la loi sur la circulation routière. A noter que deux des prévenus se trouvent actuellement en détention préventive en lien avec la mort d’un Loclois à Lausanne.

Les peines prononcées sont moins lourdes que celles demandées par le Ministère public à l’issue du procès. Ce dernier avait réclamé des peines d’emprisonnement ferme de 57, 51 et 42 mois pour trois des prévenus, de 2 ans avec sursis pour le chauffeur, ainsi qu’une expulsion du territoire suisse pour deux des coupables. L’expulsion du territoire n’a été retenue pour aucun des deux hommes concernés. Le juge a justifié cette décision par le fait qu'ils avaient grandi en Suisse, que leur famille vit dans le pays et qu’ils n’avaient pas de casier judiciaire au préalable.

Du côté du Ministère public, il est trop tôt pour savoir s’il fera appel ou non. Pour la procureure Ludivine Ferreira Broquet, ce qui importe dans ce jugement est que la gravité des actes ait été reconnue par le tribunal.

Au moment de rendre son jugement, la Cour a relevé le caractère difficile de cette enquête : elle concerne un nombre important de personnes qui n’ont pas toujours fait preuve de transparence. Le juge a également dénoncé des violences « gratuites et futiles » et affirme ne pas avoir trouvé convaincantes les « timides excuses » des prévenus.


La rivalité entre bandes apaisées ?

La procureure Ludivine Ferreira Broquet affirme, à l’issue de ce jugement, que la situation entre les bandes semble aujourd’hui s’être apaisée. En effet, des pics de violence aussi importants qu’en 2021, lorsqu’un Loclois de 20 ans était mort poignardé au Flon à Lausanne, n’ont plus été constatés. Selon la procureure, c’est en partie le travail de prévention de la police qui a mené à cette accalmie, ainsi que les « réponses fermes » données à ces actes. Ludivine Ferreira Broquet explique toutefois que la situation est toujours sous surveillance. /cde


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