Centre de Perreux : une pétition est lancée

L’association Bien vivre à Neuchâtel, à l’origine de la démarche, demande une réaffectation ...
Centre de Perreux : une pétition est lancée

L’association Bien vivre à Neuchâtel, à l’origine de la démarche, demande une réaffectation du centre fédéral pour requérants d’asile de Boudry ou, à défaut, sa fermeture

L'association Bien vivre à Neuchâtel, avec son président Dastier Richner (assis devant), est à l'origine de la pétition.  L'association Bien vivre à Neuchâtel, avec son président Dastier Richner (assis devant), est à l'origine de la pétition.

Le ras-le-bol perdure face au Centre fédéral pour requérants d’asile de Perreux à Boudry. L’association Bien vivre à Neuchâtel a lancé une pétition en ligne jeudi. Le texte avait déjà récolté 630 signatures en début de soirée samedi. Il demande la réaffectation du centre en un établissement pour les femmes et les familles ou sa fermeture dans les six mois qui suivront le dépôt des paraphes. La pétition existe également en version papier chez certains commerçants boudrysans. 

Pour les membres de l’association, le nombre de demandeurs d’asile qui transitent par Boudry est trop élevé par rapport à la taille de la commune. Ils évoquent 7'000 personnes pour l’année passée, alors que Boudry compte environ 6'000 habitants.

Les auteurs du texte font état de cambriolages, de vols, de déprédations et d’agressions qui ne cessent jamais. Ils dénoncent le comportement inapproprié de certains requérants dans les transports publics à l’égard des jeunes filles et des femmes. Dastier Richner, président de l’association, évoque des cas d’agressions sexuelles et verbales. Certains parents interdisent désormais à leurs enfants de recourir aux transports publics pour leurs déplacements.

Dastier Richner: « Ce n’est plus acceptable »

Certains commerçants, jusqu’en Ville de Neuchâtel, font quant à eux état de vols, selon l'association. Les auteurs de la pétition se plaignent également de nuisances sonores sur la nouvelle place de sport du centre fédéral.

L’association Bien vivre à Neuchâtel évoque un sentiment d’insécurité généralisé qui règne chez les habitants et en appelle ainsi à du changement. Certains citoyens ont fait installer des alarmes et des caméras pour tenter de se protéger. Dastier Richner explique que l’un des buts de l’association est d’éviter que certains en viennent à faire justice eux-mêmes. « Cela fait dix ans que ça dure », ajoute-t-il.

Dastier Richner: « Eviter que les gens fassent justice par eux-mêmes »

À ses yeux, les patrouilles supplémentaires déployées à Boudry ne suffisent pas à décourager les auteurs d’incivilités.

L’association évoque une démarche citoyenne et apolitique, visant à retrouver un vivre-ensemble harmonieux.


Le Canton de Neuchâtel réclame aussi des mesures

Florence Nater s’est exprimée sur la situation devant le Grand Conseil mercredi dernier. La conseillère d’État en charge du dossier a évoqué la possibilité que le Canton résilie de manière anticipée la convention qui la lie à la Confédération si des mesures supplémentaires ne sont pas prises pour améliorer la qualité de vie de la population, mais aussi des requérants.


Les réponses du Conseil fédéral

Dans sa réponse du 20 février à une sollicitation émanant de parlementaires neuchâtelois fédéraux, le Conseil fédéral indique quant à lui que la taille des centres fédéraux d’asile « contribue aux objectifs d’accélération des procédures et d’économicité du nouveau système de l’asile, puisque toutes les parties intervenant dans la procédure sont réunies dans un même lieu. » Dans ce cadre, le gouvernement prévoit d’indiquer, dans la nouvelle convention, une capacité de 480 places pour le centre de Perreux. Un autre article pourrait ouvrir la voie à une capacité élargie des lieux en cas d’urgence. Ce chiffre a d’ores et déjà été régulièrement dépassé à Boudry.

La Confédération s’attend à devoir faire face à 30'000 demandes d’asile cette année, avec une augmentation du phénomène dès l’automne. /sbm


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus