Emmaüs Neuchâtel célèbre l’appel aux dons de l’Abbé Pierre

Les recettes des trois magasins du canton seront reversées à des projets de lutte contre la ...
Emmaüs Neuchâtel célèbre l’appel aux dons de l’Abbé Pierre

Les recettes des trois magasins du canton seront reversées à des projets de lutte contre la pauvreté. Le discours du 1er février 1954 du prêtre, face au drame social provoqué par des températures extrêmement basses, avait provoqué une prise de conscience dans la population et le monde politique

Marc Bouvier, directeur d’Emmaüs pour le canton de Neuchâtel. Marc Bouvier, directeur d’Emmaüs pour le canton de Neuchâtel.

Il y a 70 ans, le 1er février 1954, l’Abbé Pierre lançait son appel aux dons face au drame social provoqué par des températures extrêmement basses. Un appel qui avait eu un écho tant chez les particuliers que dans la classe politique. Quelques années plus tôt, en 1949, il avait fondé la communauté Emmaüs pour les sans-domiciles. Neuchâtel va célébrer cet appel jeudi. Les recettes des trois magasins Emmaüs du canton, à La Chaux-de-Fonds, à La Joux-Perret et à Cressier, reverseront leurs recettes dans des projets de lutte contre la pauvreté et la misère.

Marc Bouvier, directeur d’Emmaüs pour le canton de Neuchâtel, a expliqué dans La Matinale, que tous les magasins de Suisse feront la même chose. L’argent sera envoyé « à la Fédération des Emmaüs Suisse qui décidera à qui l’attribuer, mais ce sera pour des projets de logements, essentiellement à l’étranger là où les besoins de logements sont extrêmement criants. Il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de pays où on voit dans la rue des gens qui dorment sur des cartons en hiver. »

L’association s’engage aussi pour des projets en Suisse. « Emmaüs s’implique pour les personnes qui sont dans la détresse. On a un certain nombre de manières de soutenir ces personnes. (…) Nous avons nos trois magasins. Nous accueillons aussi dix-huit résidents qui seraient à la rue si on ne s’en occupait pas. Ils sont logés, nourris et encadrés. Et ils ont des occupations dans les ateliers de nos magasins. » Les services sociaux ou d’autres instances, comme l’AI ou la protection de l’adulte, leur envoient également des gens. « Ces personnes suivent un programme d’intégration chez nous. Le but c’est qu’ils puissent retrouver un travail après avoir acquis quelques compétences et de confiance en elles. » /sma


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