Elles ont été officiellement lancées lundi soir au Mycorama à Cernier et s’étaleront sur une année. Il s’agit de définir les grandes lignes de la politique éducative pour les dix prochaines années. Crystel Graf, conseillère d’État en charge de la formation, a insisté sur la démarche participative de ces assises
Une année 2024 placée sous le signe de l’éducation dans le canton de Neuchâtel. Les premières assises de l’école neuchâteloise ont été officiellement lancées lundi soir au Mycorama à Cernier. Elles se tiendront pendant un an et vont se concentrer sur l’école obligatoire. La soirée de lundi a réuni environ 150 personnes issues des secteurs publics, privés, mais aussi des associations ainsi que du public.
L’idée de ces assises est venue de Crystel Graf, conseillère d’État en charge de l’éducation, de la digitalisation et des sports. Elle a indiqué mardi dans La Matinale qu’il était important pour elle « de pouvoir mettre en place ces assises, non pas parce que l’école ne fonctionnerait pas, mais dans une démarche d’amélioration continue. L’école évolue aujourd’hui dans un contexte complexe, avec des défis multiples, des défis sociétaux et elle doit faire face à de nouveaux besoins que ce soit des parents, des enseignants, des familles. » Dans ce contexte, il y a une volonté du Conseil d’État de poser les éléments sur la table et voir quels éléments peuvent être améliorés. Par rapport à d’autres cantons, l’école neuchâteloise se situe dans la moyenne. « Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’améliorations à faire ».
Pour améliorer ces points, Crystel Graf mise sur une démarche participative. Elle s’est déjà traduite lundi soir lors du lancement de ces assises qui étaient ouvertes « à toute la population, à tous les intéressés. Et durant toute l’année, différents débats et portes ouvertes auront lieu où on invite toute la population à participer. Et en l’occurrence aussi par le biais de sondages et de questionnaires à l’adresse des enseignants, mais aussi des parents d’élèves, et des élèves eux-mêmes. On souhaite vraiment pouvoir toucher toute la population et que les inputs viennent vraiment du terrain. »
Pour aboutir sur du concret, le Canton a nommé une cheffe de projet de l’Université de Fribourg « avec pour objectif de rédiger un rapport final, un rapport scientifique qui met sur la table toutes les thématiques qui auront été abordées et qui proposent des améliorations, et ça je pense que c’est fondamental. »
Parmi les évènements proposés durant l’année prochaine dans le cadre de ces assises figurent une journée d’étude sur le harcèlement scolaire et une autre dédiée à la revalorisation de la profession d’enseignant. /sma









