Ce n’était plus arrivé depuis 2017. Cet hiver, les vacances scolaires vont durer deux semaines et demie. Jean-Claude Marguet, chef du Service de l’enseignement obligatoire du Canton de Neuchâtel, nous explique pourquoi
Les écoliers neuchâtelois sont ravis, peut-être un peu moins les parents. Cette année, les vacances scolaires sont rallongées de deux jours. Elles dureront deux semaines et demie cet hiver. Le mercredi 20 décembre à midi, les élèves du canton seront en congé. Ils retourneront en classe le lundi 8 janvier. Il faut savoir que la planification des vacances scolaires est un long processus au cours duquel les différents partenaires, tels que les communes ou les syndicats, sont consultés. Et l’élaboration de ce calendrier se fait bien à l’avance. Il faut effectivement remonter au 10 mai 2014, date à laquelle le Conseil d’État a publié un arrêté qui a fixé les vacances scolaires de cette année.
Alors pourquoi les élèves neuchâtelois bénéficient de deux jours en plus en 2023 ? L’explication est technique, souligne le chef du Service de l’enseignement obligatoire, Jean-Claude Marguet. « Le calendrier scolaire compte 39 semaines d’école et 13 semaines de vacances. 52 semaines au total, soit 364 jours, alors qu’avec les années bissextiles, une année civile c’est 365 jours un quart. Ces jours qui s’accumulent forment, après 6-7 ans, une semaine de vacances supplémentaires ». Et le Canton de Neuchâtel a décidé de couper la poire en deux. Les vacances seront donc allongées de deux jours en 2023 mais aussi en 2027.
Jean-Claude Marguet, chef du Service de l’enseignement obligatoire du Canton de Neuchâtel
Reste que certains parents sont étonnés, voire agacés de cette situation, notamment pour concilier vie professionnelle et vie familiale, et l’ont fait savoir à la rédaction de RTN. Des solutions de garde existent, « mais ce ne sont pas aux écoles de les fournir. Elles n’ont pas la responsabilité d’organiser les vacances des familles », tient à souligner Jean-Claude Marguet.
Des permanences payantes
Ce sont les Communes via l’accueil parascolaire qui ont la responsabilité de fournir une solution de garde. Pour ces deux jours de vacances supplémentaires des 21 et 22 décembre, des permanences payantes sont proposées aux parents dont les enfants sont déjà inscrits dans une structure. À titre d’exemple, à Milvignes les parents ont été avertis mi-octobre. Ils ont pu dès lors inscrire leur(s) enfant(s). La directrice de l’accueil parascolaire au sein de la commune, Anne-Emilie Stucker, relève « que les quatre structures en place accueillent en temps normal en moyenne 250 enfants. Pour ces deux jours, la demande s’est avérée relativement faible avec une quarantaine d’enfants inscrits le jeudi et moins de 20 le vendredi ». Les parents ont donc trouvé d’autres solutions de garde, soit prendre congé, puiser dans les heures supplémentaires ou peut-être encore solliciter des tiers, tels les grands-parents.
S’il n’est pas possible de chiffrer le coût pour l’économie neuchâteloise qu’ont ces deux jours de vacances en plus, Régine de Bosset, responsable du service juridique à la CNCI (la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie) précise : « Les entreprises n’accordent, en principe, pas de jours supplémentaires de congé lorsque l’école rallonge ses vacances ». /jpp









