Monika Maire-Hefti « consternée » par les abus dans l’Eglise

L’ancienne conseillère d’Etat neuchâteloise présidera le groupe de travail mis sur pied à la ...
Monika Maire-Hefti « consternée » par les abus dans l’Eglise

L’ancienne conseillère d’Etat neuchâteloise présidera le groupe de travail mis sur pied à la suite des cas d’abus sexuel dénoncé à l’Abbaye de Saint-Maurice

L'ancienne conseillère d'Etat neuchâteloise Monika Maire-Hefti dirigera le groupe de travail qui se penchera sur les cas d'abus sexuels à l'Abbaye de Saint-Maurice. L'ancienne conseillère d'Etat neuchâteloise Monika Maire-Hefti dirigera le groupe de travail qui se penchera sur les cas d'abus sexuels à l'Abbaye de Saint-Maurice.

Le Canton du Valais veut penser à l’après. Le Conseil d’État a mandaté un groupe de travail à la suite des révélations de la RTS de cas d’abus sexuels qui auraient été commis par des chanoines de l’abbaye de Saint-Maurice. Ce groupe de travail sera présidé par l’ancienne conseillère d’État neuchâteloise Monika Maire-Hefti. L’ancienne ministre en charge de l’éducation a expliqué vendredi, dans la Matinale RTN, avoir été choisie pour ses compétences dans le domaine, mais aussi parce qu’elle n’est pas Valaisanne. « C’est toujours agréable d’avoir une personne plutôt de l’extérieur du canton qui amène aussi un regard, je dirais plus neutre que quelqu’un qui est directement impliqué. » Monika Maire-Hefti précise qu’il ne s’agit pas ici d’une commission d’enquête. « Le groupe de travail sera amené à analyser les faits dans le sens de savoir quel impact ça a eu sur le fonctionnement de l’école, mais aussi sur la confiance qui aujourd’hui est clairement rompue entre l’enseignement dans ce lieu, les parents et les étudiants. »


Monika Maire-Hefti était invitée de La Matinale pour évoquer son rôle dans le groupe de travail :

Monika Maire-Hefti indique avoir entamé ce travail avec beaucoup de respect. « C’est un sujet éminemment délicat, aussi très émotionnel. Moi j’ai été consternée quand j’ai vu ce reportage (ndlr : à la RTS). Je pense qu’on doit agir. » Il s’agira aussi de mettre en place un catalogue de mesures qui permettront de tendre « vers un risque zéro, même si l’on sait que le risque zéro n’existera jamais. Mais au moins de mettre en place des balises qui permettront aux étudiants de fréquenter un lieu de formation sécure. » Monika Maire-Hefti relève également que la société civile s’est tue pendant bien trop longtemps. Mais « la parole s’est vraiment libérée, aussi avec le courage des victimes qui osent parler. On a pu mettre le problème sur la table. Mais maintenant, il faut des faits concrets. » /sma


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