Commentaire : le calendrier bien réfléchi de Laurent Kurth

L’annonce de la démission du Conseiller d’Etat neuchâtelois en a surpris plus d’un. Mais le ...
Commentaire : le calendrier bien réfléchi de Laurent Kurth

L’annonce de la démission du Conseiller d’Etat neuchâtelois en a surpris plus d’un. Mais le Chaux-de-Fonnier a choisi un timing particulier

Le Chaux-de-Fonnier Laurent Kurth a annoncé sa démission du Conseil d'Etat neuchâtelois mercredi. (Photo : KEYSTONE / Laurent Gilliéron). Le Chaux-de-Fonnier Laurent Kurth a annoncé sa démission du Conseil d'Etat neuchâtelois mercredi. (Photo : KEYSTONE / Laurent Gilliéron).

Le Parti socialiste a les clefs du Château en main pour la succession de Laurent Kurth. Or, ce calendrier pourrait clairement favoriser certains candidats du PSN.

Le commentaire d'Adrien Juvet :

Il y avait des rumeurs ces derniers temps sur un potentiel départ du Ministre neuchâtelois des finances et de la santé. Depuis mercredi matin, Laurent Kurth a confirmé sa démission pour février prochain.

Reste qu’avec ce départ, c’est une page de la République qui se tourne : Laurent Kurth a la carrure d’un homme d’Etat. Il a su porter et redresser les finances neuchâteloises avec habileté, capable de concilier les intérêts de la gauche et de la droite. Mais le Chaux-de-Fonnier a également réussi à dépasser le drame de la réorganisation hospitalière en mettant en œuvre l’initiative pour deux hôpitaux égaux dans le canton. Même si nul n’est prophète en son pays : à La Chaux-de-Fonds, Laurent Kurth ne s’est pas fait que des amis et ses scores ont souvent été médiocres dans sa propre ville. Or, il a su placer les institutions avant la personne.

Avec cette démission, le Parti socialiste neuchâtelois devra dénicher une perle s’il entend maintenir ses deux sièges au Château. Désormais, les regards se tournent vers Frédéric Mairy. Aux dernières élections cantonales de 2021, le Conseiller communal de Val-de-Travers était arrivé sixième au premier tour. Il s’était ensuite retiré en faveur du Vert Roby Tschopp, qui n’avait pas été élu au second tour.

Au-delà de son score de l’époque, Frédéric Mairy avait marqué les observateurs de la vie politique neuchâteloise. Toutes et tous reconnaissaient au conseiller communal vallonnier la carrure d’un conseiller d’Etat. Aujourd’hui, les autres papables socialistes sont potentiellement nombreux, mais ils sont tout aussi nombreux à être accaparés par les élections fédérales d’octobre. Le calendrier choisi par Laurent Kurth pour annoncer son départ joue clairement en faveur de Frédéric Mairy. Au Parti socialiste neuchâtelois, désormais, de savoir sur quel poulain il va parier.


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