Cent panneaux de sensibilisation au littering ont été posés au bord des routes lundi. Cette campagne est portée par le Service des ponts et chaussées et la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture
Une campagne commune pour lutter contre les déchets sauvages. Le Service des ponts et chaussées et la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture s’allient pour lutter contre l’augmentation du littering observée au bord des routes et dans les champs. Ils ont installé lundi une centaine de panneaux visant à sensibiliser la population à cette problématique. L’un affiche la traditionnelle marmotte qui dit préférer manger de l’herbe plutôt que des déchets, tandis que l’autre présente une vache morte derrière un tas de détritus, avec ce slogan : « les déchets tuent nos animaux ».
L’effet dévastateur des canettes sur le bétail
Les canettes en particulier représentent un grave danger pour le bétail. Une bête peut développer des hémorragies internes en raison des lacérations provoquées par l’aluminium, sans que cela soit facilement détectable de l’extérieur. La bête souffre et doit généralement être abattue, explique Thierry Haussener, agriculteur à Dombresson. Il n’a pour le moment pas été lui-même contraint d’abattre une de ses vaches pour ce motif, mais a déjà retrouvé à plusieurs reprises des canettes lacérées dans le fourrage de ses bêtes en hiver. Il doit également prendre chaque fois du temps pour récolter les déchets qui jonchent son champ avant de faucher.
Frigos et grille-pains jetés aux abords des routes
Chaque année, l’Office de l'entretien, rattaché au Service des ponts et chaussées, récolte entre 15 et 17 tonnes de déchets sur les 378 kilomètres de routes cantonales. Les employés retrouvent des canettes et des petits déchets, mais aussi des batteries, des appareils électroménagers et des sacs poubelles remplis, explique Dominique Flückiger, chef de l’office. Deux postes sont consacrés à ces tâches pour quelque 3'600 heures de travail par année.
La lutte contre les détritus a également un coût, évalué à 465'000 francs par an en moyenne dans le Canton, « à charge des contribuables et donc de la population entière », rappelle Dominique Flückiger.
Depuis fin 2019, les personnes qui délaissent leurs déchets dans la nature risquent d’écoper d’une amende de 100 francs, mais il est généralement difficile de retrouver les auteurs de telles déprédations, ajoute Dominique Flückiger.
Le Service des ponts et chaussées et la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture appellent donc les citoyens à prendre conscience de la conséquence de leurs gestes et à se responsabiliser pour maintenir propre l’espace public. /sbe










