Ce mardi soir, la population aura la possibilité d’en apprendre plus sur les jeunes requérants d’asile logés dans le centre cantonal de Couvet depuis quelques semaines. Val-de-Travers organise une séance publique avec le service cantonal des migrations et trois associations
« Aucune plainte n’a été déposée depuis l’arrivée des réfugiés mineurs non-accompagnés à Couvet. » Frédéric Mairy, conseiller communal en charge de la cohésion sociale à Val-de-Travers est clair dans sa réponse : tout se passe bien. Mais la Commune souhaitait tout de même organiser une soirée publique afin de répondre aux interrogations de la population. « Leur présence suscite des questions et peut générer des rumeurs » poursuit Frédéric Mairy. Une soirée d’informations se tient donc ce mardi soir à 19h, à la salle des spectacles de Couvet.
Frédéric Mairy, en charge de la cohésion sociale à Val-de-Travers : « C’est la première fois que le centre de Couvet accueille des mineurs non-accompagnés »
L’EREN, Bartim’habits et l’association Be-Hôme sont directement en contact avec les jeunes réfugiés arrivés à Couvet il y a quelques semaines. Depuis mars, le canton de Neuchâtel a revu sa stratégie d’hébergements des personnes ayant obtenu le statut de protection provisoire S. Les familles logées dans le centre cantonal de Couvet ont laissé leur place à une soixantaine de mineurs non accompagnés. Ils sont principalement âgés de 16 à 18 ans et viennent surtout d’Afghanistan. Le service cantonal des migrations nous a précisé que des cours de compétence de bases leur sont proposés, à Neuchâtel, à La Chaux-de-Fonds, et depuis cette semaine également au CNIP à Couvet, où deux classes viennent d’ouvrir.
« Les jeunes vivent et se déplacent dans le village de Couvet. On trouvait bien de renseigner la population sur qui sont ces jeunes, et ce qu’ils font. »
L’EREN, Bartim’habits et l’association Be-Hôme ont également sollicité la Commune pour organiser cette soirée de renseignements. Les trois associations « souhaitent présenter les possibilités de bénévolat pour accompagner au mieux ces mineurs » détaille encore Frédéric Mairy. « Si les jeunes se sentent bien chez nous et peuvent contribuer au développement de la région, alors temps mieux ».
La conseillère d’État Florence Nater, cheffe du département de l’emploi et de la cohésion sociale sera également présente lors de cette soirée d’information. /swe









