Créer un lien avec les jeunes

Les travailleurs sociaux de proximité se sont étendus des Montagnes neuchâteloises aux Val-de-Travers ...
Créer un lien avec les jeunes

Les travailleurs sociaux de proximité se sont étendus des Montagnes neuchâteloises aux Val-de-Travers et Val-de-Ruz en 2022. Un déploiement qui s’est bien passé puisqu’après une année, les professionnels sont identifiables par les jeunes

De gauche à droite : la responsable de l'ASAP Elisa Rosselli et le travailleur social de proximité et référent pour le Val-de-Travers Sébastien Vagnières. De gauche à droite : la responsable de l'ASAP Elisa Rosselli et le travailleur social de proximité et référent pour le Val-de-Travers Sébastien Vagnières.

On les appelait « éducateurs de rue », on parle désormais plus volontiers de « travailleur social de proximité ». Leur action n’a pas changé : ce sont des professionnels qui sont à la disposition des jeunes de 10 à 25 ans dans les Montagnes neuchâteloises, et depuis 2022, également dans les Vallées neuchâteloises.

« Au Val-de-Travers, on a retrouvé certains jeunes de La Chaux-de-Fonds, c’était cool de les suivre » rappelle Elisa Rosselli, responsable de l’ASAP (pour accueil, soutien et accompagnement de proximité), au sein de la Fondation Carrefour. « Ça a du sens de s’étendre sur le territoire cantonal selon notre constat. Devenir un service cantonal, ce n’est pas notre décision, c’est un choix politique qui dépend de notre département. »

Elisa Rosselli, responsable de l’ASAP : « Ça nous permet d’avoir un lien plus facile avec les jeunes, car ils connaissent notre manière particulière de travailler »

C’est quoi exactement un travailleur social de proximité ?

Le nerf de la guerre, c’est d’être reconnaissable par les jeunes concernés par les actions de l’ASAP. « Je ne peux pas aller vers un jeune après deux semaines seulement, il va penser que je suis un guignol. Il faut vraiment créer un lien de confiance avec le jeune », détaille Sébastien Vagnières, travailleur social de proximité et référent pour le Val-de-Travers. La technique est alors simple : être vu, encore et encore. Pour cela, le référant va notamment offrir des sirops aux jeunes du Vallon à la sortie de l’école une fois par semaine. L’idée est d’être vu dans un contexte détendu, afin de créer ces fameux liens de confiance. « Le bilan de la première année est positif, on est désormais identifiables », explique encore Sébastien Vagnières, qui a profité d’une collaboration avec Barak à Fleurier.

Sébastien Vagnières : « Ce n’est pas en faisant le cowboy que ça va fonctionner »

Le travailleur social de proximité reste d’ailleurs un professionnel, qui observe sur le terrain et peut repérer les jeunes qui auraient besoin d’un accompagnement, que ce soit en raison de problèmes scolaires, d’exclusions ou de projets plus personnels. Mais pour qu’un travail conjoint soit développé, c’est à l’adolescent de se manifester auprès du membre de l’ASAP. L’ensemble de l’action est basé sur la libre participation, sans contrainte, et peut donc être arrêté à tout moment par le jeune. Pour Sébastien Vagnières, c’est donc important de développer des liens tout en étant conscient qu’il ne remplace pas le rôle d’un parent. « Je leur rappelle chaque fois que je fais mon travail, et qu’ils ne me doivent rien. Mais je ne suis pas leur ami ou leur copain, même si un lien de proximité se crée forcément. »

Sébastien Vagnières :

Les travailleurs sociaux de proximité sont disponibles à plusieurs endroits de manière régulière, que ce soit dans les Montagnes comme dans les Vallées. Ces lieux ainsi qu’un contact téléphonique direct se trouvent sur le site de l’ASAP. /swe


 

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