Swiss Sport Integrity submergée par les signalements

Créée début 2022, la fondation a reçu plus de 260 signalements de manquement à l’éthique et ...
Swiss Sport Integrity submergée par les signalements

Créée début 2022, la fondation a reçu plus de 260 signalements de manquement à l’éthique et d’abus dans le domaine du sport. Un « succès » qui a entrainé de nombreux retards dans les procédures, par exemple dans celle contre l’ex-entraineur du VBC Val-de-Travers

Les signalements ont été plus nombreux et plus complexes qu'attendus par Swiss Sport Integrity. (Photo: LDD) Les signalements ont été plus nombreux et plus complexes qu'attendus par Swiss Sport Integrity. (Photo: LDD)

« Nous avons très vite compris que le nombre de dossiers seraient plus important qu’attendu. » Markus Pfisterer, chef de la section manquement à l’éthique de Swiss Sport Integrity, n’y est pas allé par quatre chemins mercredi matin, lors de la conférence de presse de bilan de la première année d’existence de la fondation. En plus des contrôles antidopage, SSI a reçu 264 signalements de manquement à l’éthique et d’abus dans le domaine du sport, alors qu’une septantaine était attendue. Parmi eux : les suspicions de manquement à l’éthique de l’entraineur du VBC Val-de-Travers Luiz Souza, en février 2022, accusé « d’atteinte à l’intégrité psychique » alors que l’équipe évoluait encore en Ligue A de volleyball. Des mesures préventives avaient été prononcées, à savoir une suspension provisoire du coach. En tout, seuls quatre cas ont entrainé des mesures préventives de Swiss Sport Integrity l’année dernière.

Aujourd’hui, l’enquête contre Luiz Souza n’est toujours pas terminée, le dossier se trouve entre les mains de la chambre disciplinaire du sport suisse, qui doit se prononcer prochainement.


Des dossiers complexes avec un nombre insuffisant de collaborateurs

SSI n’avait donc pas imaginé la charge de travail qui attendait ses employés en lançant le nouveau Service de signalement et d’enquête au début de l’année 2022. Cela a été précisé lors de la conférence de presse mercredi matin : certains dossiers ont pris bien plus de temps qu’espéré, car il s’agissait de vérifier les faits, dans des affaires complexes et alors que le manque de personnel s’est vite fait ressentir au sein du bureau. De nouveaux employés ont d’ailleurs été engagés dès le mois de septembre. Leur travail consiste à « vérifier les faits signalés, avec les personnes directement concernées, mais aussi avec la famille, le staff ou la fédération. S’il y a un problème, nous ouvrons une enquête et demandons des sanctions à la chambre disciplinaire du sport », explique le chef de la section manquement à l’éthique Markus Pfisterer, à notre correspondante parlementaire Marie Vuilleumier.

Markus Pfisterer :

Même si aucune affaire n’a été évoquée spécifiquement pendant la conférence de presse de bilan de cette première année, SSI a expliqué que certains cas ont entrainé plus d’une centaine de pages de documentation. En tout, 42 procédures d’enquêtes ont été ouvertes en 2022. 137 affaires ont été classées avant la fin de l’année. Dans deux cas, Swiss Olympic a été informé pour des abus au sein de fédérations sportives. /swe


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