Un traitement plus équitable entre chacun est au centre des discussions universitaires après la décision de l’Université de Genève d’anonymiser ses examens écrits. Par le passé, la mesure a été testée à la Faculté neuchâteloise des sciences, sans grand succès
Un travail administratif conséquent pour peu de résultats. Voilà le constat que dresse l’Université de Neuchâtel en matière d’anonymisation des examens écrits. Une question actuelle à l'heure où l’Université de Genève vient d'instaurer ce système. Un numéro d’immatriculation remplace le nom de la personne. Un moyen, selon elle, d'éviter les biais culturels et de genre. La garantie d'une impartialité et d'une objectivité dans la correction des copies est également avancée. Reste qu'à Neuchâtel la Faculté des sciences l’a appliquée par le passé, sans être convaincue des résultats. Certains professeurs disaient reconnaître l’écriture des élèves, car des devoirs écrits étaient rendus tout au long du semestre.
Fabian Greub, secrétaire général de l’UniNE.
A l’UniNE, la compétence légale en matière d’organisation des examens est propre à chaque faculté. A l’heure actuelle, seuls les examens écrits de droit sont anonymisés, mais il faut savoir que l’essentiel de la formation repose sur des examens oraux. « C’est donc compliqué de mesurer concrètement l’impact de l’absence de biais », confie Fabian Greub. L’Université de Neuchâtel ne ferme pas la porte à une anonymisation des examens écrits, mais elle préfère attendre les premiers résultats de l’expérience genevoise avant d’envisager une quelconque décision. Toutefois, elle prend très au sérieux les questions de genre. « Depuis les années 2018-2019, le bureau égalité et diversité mène une grosse offensive par rapport à ces questions-là », se réjouit le secrétaire général de l’UniNE.
En raison de la petite taille de l’Université de Neuchâtel, la proximité entre les élèves et les professeurs est sans doute renforcée. Le rectorat estime alors que l’anonymisation de l’ensemble des examens écrits ne remplirait pas forcément le même rôle que pour des universités plus grandes. /mcr









