« Le féminicide n’est pas l’apanage d’une culture ou d’une religion »

C’est par ces mots que le procureur Nicolas Feuz a commencé son réquisitoire mardi devant le ...
« Le féminicide n’est pas l’apanage d’une culture ou d’une religion »

C’est par ces mots que le procureur Nicolas Feuz a commencé son réquisitoire mardi devant le Tribunal criminel à Neuchâtel. La justice a condamné l’auteur du féminicide de Peseux en avril 2021 à 14 ans de prison

Nicolas Feuz avait requis une peine de prison de 15 ans à l'encontre du prévenu.  Nicolas Feuz avait requis une peine de prison de 15 ans à l'encontre du prévenu. 

En Europe et en Suisse, les féminicides sont dans la moitié des cas commis par des personnes originaires du pays. Le Tribunal criminel à Neuchâtel a rendu son verdict mardi dans le cadre du féminicide perpétré le 22 avril 2021 à Peseux. Le meurtrier a écopé d’une peine de 14 ans de prison assortie d’une expulsion du territoire suisse pour une durée de 15 ans. Le procureur Nicolas Feuz a commencé son réquisitoire en mettant en avant que les féminicides n’étaient pas l’apanage d’une religion ou d’une culture. Il a indiqué qu’il était important pour lui de ne pas stigmatiser les communautés étrangères, même si dans ce cas, le déracinement du prévenu a certainement été difficile à vivre. Nicolas Feuz avait requis une peine de prison de 15 ans à l'encontre du prévenu. Une peine selon lui en rapport avec la gravité des faits, mais aussi symbolique « parce que la plus jeune des enfants atteindra sa majorité en janvier 2031. Et si le prévenu avait été condamné à 15 ans de prison, il aurait pu, avec les remises de peine, bénéficier d’une libération conditionnelle aux deux tiers et il serait sorti en avril 2031 ». Soit trois mois après la majorité de sa cadette. « Symboliquement ça aurait démontré qu’à sa sortie, il n’aurait plus pu avoir d’emprise sur une enfant mineure». La Matinale RTN est revenue mercredi sur le déroulement de ce procès avec Sarah Massy.


 

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