Trois mois de prison pour l’homme accusé d’avoir endommagé l’orgue de la Collégiale

Le prévenu a toutefois été acquitté vendredi pour les dommages provoqués sur l’instrument. ...
Trois mois de prison pour l’homme accusé d’avoir endommagé l’orgue de la Collégiale

Le prévenu a toutefois été acquitté vendredi pour les dommages provoqués sur l’instrument. La Tribunal criminel à Boudry l’a en revanche condamné pour violences à l’encontre du personnel de la prison de La Chaux-de-Fonds

L'orgue de la Collégiale avait été inauguré officiellement en mai après d'importants travaux de restauration. (image d'archives) L'orgue de la Collégiale avait été inauguré officiellement en mai après d'importants travaux de restauration. (image d'archives)

De la prison ferme pour un individu perturbé. Vendredi, le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers à Boudry a condamné un homme à trois mois de peine privative de liberté sans sursis pour violences et menaces contre les autorités et les fonctionnaires. Le prévenu de 32 ans était accusé d’avoir agressé ses gardiens de prison et de harceler une juge. Il était également inculpé pour avoir détérioré l’orgue de la Collégiale de Neuchâtel cette année.

Mi-juin, le prévenu s’est introduit discrètement dans la Collégiale dans le but d’y passer la nuit. En pénétrant à l’intérieur de l’orgue Walker, il aurait causé des dégâts pour plusieurs dizaines de milliers de francs. Les juges n’ont finalement pas retenu cette charge, estimant que les dommages ont été occasionnés par négligence et non intentionnellement.

Le prévenu était également accusé de contrainte envers une juge du Tribunal régional de Neuchâtel. Durant des mois, il lui a adressé de nombreux courriers inappropriés. Il s’est aussi rendu au greffe du Tribunal pour lui apporter des fleurs et d’autres lettres. Comme la plupart du courrier a été intercepté par les autorités, la Cour a retenu la tentative de contrainte. Mais elle a accordé l’irresponsabilité pénale au prévenu estimant que son comportement était motivé par un délire amoureux.

Malgré les troubles psychiques persistants de l'accusé, les juges ont retenu les agressions physiques et les menaces sur deux gardiens de la prison de La Chaux-de-Fonds et sur la directrice adjointe de l’établissement. Toutefois, la Cour lui a reconnu des « traits de caractère antisociaux » et donc une responsabilité moyennement atténuée.

En plus des trois mois de prison ferme, que l’accusé a déjà effectué après son interpellation en juin 2022, la Cour a ordonné un placement institutionnel forcé.  Le prévenu y sera traité contre ses troubles délirants. La peine s’accompagne également d’une expulsion du territoire de dix ans. Le condamné devra aussi assumer une partie des frais engendrés.

Les parties ont 30 jours pour faire appel de ce jugement. /dsa


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