Le conseiller national Baptiste Hurni vise les Etats

Le conseiller national (PS/NE) Baptiste Hurni vise le Conseil des Etats. Si sa candidature ...
Le conseiller national Baptiste Hurni vise les Etats

Le conseiller national Baptiste Hurni vise les Etats

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Le conseiller national Baptiste Hurni vise aussi le Conseil des Etats. Le Parti socialiste neuchâtelois, qui avait perdu en 2019 son siège au profit de la Verte Céline Vara, aimerait une liste commune de gauche.

Le conseiller national Baptiste Hurni vise aussi le Conseil des Etats. Le Parti socialiste neuchâtelois, qui avait perdu en 2019 son siège au profit de la Verte Céline Vara, aimerait une liste commune de gauche.

« L’excès de prudence, pour ne pas dire le mutisme dont fait preuve la Chambre des cantons sur les questions liées à l’urgence sociale n’est plus acceptable. (...). Je souhaite porter à haute et intelligible voix les idées et les solutions de ma famille politique, et les mettre au service de la cohésion, de la justice et de la solidarité », a déclaré jeudi à La Chaux-de-Fonds Baptiste Hurni.

« Il faut répondre à l'urgence sociale et climatique. Il faut donc le plus de représentants possibles de la gauche pour infléchir la ligne politique dure et rétrograde du Conseil des Etats », a expliqué l'avocat de 36 ans, qui siège au National depuis 2019.

Si sa candidature est avalisée par le Congrès le 18 février, l'avocat neuchâtelois sera en lice pour les deux chambres. Le PSN avait perdu son siège aux Etats en 2019 au profit de la Verte Céline Vara.

Pour les élections du 22 octobre 2023, les socialistes aimeraient partager une liste commune avec les Verts et le POP. « En 2019, avec une liste commune de gauche, le PLR Philippe Bauer n'aurait pas été élu », a expliqué Baptiste Hurni.

Sans apparentement

Avec le canton du Jura, celui de Neuchâtel est le seul à élire ses représentants à la chambre des cantons à la proportionnelle. Depuis 2019, les apparentements ne sont plus possibles à Neuchâtel pour les Etats.

« Le PSN a un vrai espoir de faire une liste commune de la gauche, car on a des valeurs communes et on a beaucoup collaboré durant cette législature », a expliqué Baptiste Hurni. « Sans apparentement, si on ne fait pas de liste commune, tout le monde est contre tout le monde ».

« On a eu de nombreux contacts avec les autres partis de gauche en vue d'une liste commune, avant que des personnalités se décident », a expliqué Romain Dubois, président du PSN. « La candidature à la candidature de Baptiste Hurni est une très bonne nouvelle ». Sans liste commune, il y a même un risque qu'il n'y ait plus de représentants de gauche au Conseil des Etats, a ajouté le président.

« La main est tendue aux autres partis de gauche », a ajouté le conseiller national. Les Verts n'y semblent pas trop favorables. Ils décideront de cela lors du Congrès de ce samedi.

Une voie royale semble ouverte pour Baptiste Hurni car personne, dans son parti, n’a contesté le choix d’autoriser une double candidature, soit à la fois pour la Chambre du peuple et pour celle des cantons.

Précoce

Les socialistes qui souhaitent se présenter aux élections fédérales ont jusqu’au 18 décembre pour se manifester. Le congrès décidera de ses candidats le 18 février 2023.

Baptiste Hurni est un précoce en politique. Il a été élu à 18 ans et deux semaines au Conseil communal de Noiraigue. Après avoir été conseiller général de la commune de Val-de-Travers, il siège au législatif de la Ville de Neuchâtel après un déménagement.

L'avocat a siégé au Grand Conseil de 2007 à 2019. De 2010 à 2013, il est président du PSN. ll est membre du comité de l'Asloca depuis 2013. En janvier 2020, il devient président de la section romande de la Fédération suisse des patients. /ATS

[MISE A JOUR : 14h00]

Du côté des Verts neuchâtelois, l’annonce de Baptiste Hurni n’est pas une surprise.  « Je ne suis pas étonnée d’apprendre que le PS veut lancer ses ténors dans la course », explique leur présidente, Christine Ammann Tschopp. Interrogée sur une éventuelle liste commune de la gauche, la Verte n’écarte pas encore la possibilité d’une alliance en vue des fédérales. Christine Ammann Tschopp n’en dira pas plus, préférant réserver la primauté de ses réflexions aux membres de son parti, samedi, lors de l’assemblée générale. /dsa

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus