Douaniers, policiers et gendarmes français et suisses ont bouclé la frontière entre les cantons de Neuchâtel et du Jura et la Franche-Comté. L'opération s'est déroulée mardi et a permis de constater de nombreuses infractions
Plus de 860 véhicules et 1'200 personnes ont été contrôlés le long de la frontière franco-suisse, mardi entre 15h et 19 h. Cette opération a été mise sur pied par la Plateforme opérationnelle transfrontalière du Doubs et du Territoire de Belfort. Elle a regroupé 120 fonctionnaires des polices neuchâteloises et jurassiennes, de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières, de la Direction régionale des Douanes de Franche-Comté, des groupements de gendarmerie du Doubs et de Belfort, de la Police aux frontières du Doubs et de la Police de Pontarlier.
Les forces de l'ordre se sont déployées aux points de contrôles fixes, mais également sur des routes moins fréquentées.
Bruno Ligiot, directeur régional des Douanes de Franche-Comté :
Selon un communiqué de la Plateforme opérationnelle transfrontalière, les contrôles effectués mardi ont permis de constater de nombreuses infractions : détention de produits stupéfiants, conduites sous l'effet de drogues, défaut de permis de conduire, importations sans déclarations de marchandises de forte valeur sur le territoire français et diverses infractions au code de la route.
Les contrôles effectués à la douane du Col-des-Roches - Col-France ont provoqué de gros ralentissements routiers dans le secteur des Montagnes neuchâteloises. À 17h, il fallait compter une heure et demie, au départ de La Chaux-de-Fonds pour rejoindre la France, contre environ un quart d'heure en temps normal. Malgré les désagréments, les automobilistes se sont montrés courtois assure Bertrand Ezin, l'adjoint à la brigade de surveillance extérieure des douanes de Pontarlier :
Ce type de contrôles transfrontaliers et conjoints entre la Suisse et la France s'inscrit dans le cadre de l'accord de Paris entre les deux pays, entré en vigueur en 2009. Il permet notamment de renforcer la coopération policière. Cela faisait trois ans que ce type d'opérations n'avait pas eu lieu, notamment en raison de la crise sanitaire. Yvan Keller, chef d'État-Major de la Police neuchâteloise :
Les forces de l'ordre suisses et françaises travaillent régulièrement ensemble. Brunot Ligiot y voit un enrichissement :
Selon le communiqué de la Plateforme transfrontalière, le dispositif mis en place mardi témoigne d’une collaboration renouvelée dans la lutte contre les trafics divers et la délinquance en zone frontalière. /cwi









